RAISON D'ÉTAT VERSUS RAISON D'ÊTRE.

Publié le par Orion56

RAISON D'ÉTAT VERSUS RAISON D'ÊTRE.
(This article is in french due to the frightening conversation I've had during the famoust HEC graduation day, actually my performance. See my previous article).

Je rappelle à mes chers lecteurs un article précédent, en anglais, portant sur la journée de remise des diplômes à HEC, pendant laquelle j'ai été amené à réaliser un show ou une performance de 6 heures. Outre les menaces de mort et autres proférées par le Président de l'époque, Nicolas Sarkozy, j'ai été amené à dévoiler des secrets en ce qu'ils me concernaient, à savoir en être la cible.

C'est pourquoi N. Sarkozy m'opposait avec véhémence et virulence, devant 500 témoins, la Raison d'Etat. Je me rendais donc coupable à ses yeux de la transgression de la fameuse raison d'Etat. Il m'a alors paru nécessaire de donner quelques explications aux 500 témoins, ou, à tout le moins, des définitions. D'autant que je pouvais me le permettre en tant qu'ancien général 2 étoiles durant mon service militaire.

Il n'y a que deux notions essentielles à connaître : le confidentiel défense et le secret défense ( le premier porte sur environ 10 ans, le second sur 40 ou 50 ans). N'étant pas officier d'active ou salarié d'une entreprise d'armement ou d'un service relevant dudit confidentiel ou secret, je n'avais donc aucune astreinte à respecter une quelconque information classée secret ou confidentiel défense. Sachez, de plus, qu'un ancien agent des services spéciaux ou militaire a un devoir de réserve qui dure 10 ans. Au-delà, il peut tout révéler, ou presque.

Voilà donc les deux seules notions que toute personne astreinte doit respecter. Celle de la raison d'Etat relève de la décision unilatérale d'un type, éventuellement au plus haut niveau de l'Etat, qui a décidé qu'un truc, particulièrement mauvais, dont il serait l'auteur ou à l'origine de la décision, devrait rester secret; d'où la fameuse notion de secret d'Etat. Sachez qu'en droit national et international, enfin il me semble, aucune définition n'est donnée de la raison d'Etat ou du secret d'Etat. Seuls comptent le confidentiel et le secret défense pour lesquels vous pourriez éventuellement être accusé de haute trahison. En ce qui me concerne, on passerait vite fait du tribunal militaire, incompétent, au tribunal civil, compétent, pour reconnaître les actes de torture et les tentatives de meurtre dont j'ai été victime. Pour d'autres, qui se cachent derrière la raison d'Etat, cela relèverait des assises, voire du tribunal pénal international, notamment lorsqu'on Tweete avec son portable personnel des données secret défense avec le ministre concerné, sans protection aucune du téléphone. Cela serait pire si les éléments communiqués l'étaient à des forces étrangères par pure collusion, sans que cela soient spécialement des alliés.

Pour moi, ce qui prime c'est la Raison D'être qui doit être supérieure à la raison, unilatérale, d'Etat. Ce qui est important c'est ma raison d'être, à savoir le droit de pouvoir vivre sans surveillance à longueur de journées, de pouvoir vivre sans que l'on cherche à me tuer presque au quotidien, pour l'intérêt de la personne concernée par la raison d'état ou d'un de ses amis pour une quelconque raison. Bref, la raison d'être doit être supérieure à la raison d'Etat.
(Nb : je précise que ce dernier point à été validé par les plus grands juristes ou spécialistes des tribunaux, notamment en ce que la raison d'état n'a aucune valeur juridique).

Vous l'aurez compris, la raison d'Etat est une notion abstraite, si abstraite et abscons qu'elle n'existe que dans l'esprit des gens que cela arrange. Gardez votre raison d'être au -dessus de tout autre intérêt. Gardez aussi votre liberté de penser, celle que j'ai toujours conservée malgré l'hypnose à haute dose - serait-ce là le secret d'Etat - et la torture et les tentatives de meurtre, bref l'esclavagisme.

Voilà ce que j'ai pu dire ce jour là. Je précise néanmoins que je connais bien d'autres secrets que je me garderais bien de dévoiler. Je m'y astreins personnellement. Sans doute comprendrez-vous un jour pourquoi.

J'ajoute que j'étais à l'origine de la création du secret défense international, avec plusieurs niveaux d'habilitations, pour ce qui allait être révélé ce fameux jour à HEC et les 10 années qui allaient suivre. Pour l'essentiel cela me concernait. C'est pourquoi, et je le rappelle, je suis le seul habilité à lever ce secret défense international, ce que j'ai fait il y a quelques semaines. Ni les militaires, ni les politiques et encore moins les agents des services spéciaux n'ont le pouvoir de faire perdurer ce niveau de secret. Si vous deviez témoigner, faites-le.

MM

Publié dans Entre-Nous

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