NOUS VIVONS DANS UNE PLANETE DE PLASTIQUE, JUSQUE DANS L’EAU QUE NOUS BUVONS.

Publié le par Orion56

NOUS VIVONS DANS UNE PLANETE DE PLASTIQUE, JUSQUE DANS L’EAU QUE NOUS BUVONS.

Préambule : Au cours de ma performance à HEC devant 500 témoins , lors de la remise des diplômes, j'avais pu aborder plusieurs sujets avec  de nombreux scientifiques. L'un des sujets était parti de ma remarque portant sur une certitude : nous mangions et nous buvions du plastique. Pourquoi ? Tout simplement parce que les scientifiques avaient découvert ce qu'ils avaient appelé, à l'époque, le 5ème continent, celui du plastique dans l'océan Atlantique. De ce point de départ, nous étions tombés d'accord avec les chercheurs présents; je commanditais personnellement de nombreuses études, notamment une qui devait échantillonner 1 500 sites pour y faire des analyses d'eau de mer. J'ai aujourd'hui l'autorisation de vous révéler un secret défense partagé par plusieurs pays, secret que j'avais confié aux scientifiques présents : certains fonds océaniques étaient recouverts d'une pellicule de microplastique sur de vastes étendues. Il y avait donc urgence à découvrir l'étendue des dégâts dus aux plastiques dans nos océans.

Une étude internationale, publiée en 2016 dans la revue Anthropocène, montre qu'aucune partie de notre planète n'est épargnée par le fléau des déchets plastiques. Cela confirme que les activités humaines ont un impact pernicieux sur notre monde.

Le montant annuel total de plastique produit est de 300 millions de tonnes, ce qui est proche du poids de la population humaine entière de la planète. Et les chiffres de production de plastique sont seulement en train d'augmenter. Le montant total de plastique produit depuis la seconde guerre mondiale est de 5 milliards de tonnes et atteindra très probablement 30 milliards à la fin de ce siècle. L'impact serait colossal.

Chaque endroit de la planète est pollué avec les restes des bouteilles d'eau, les sacs de supermarché, les morceaux de polystyrène, les disques compacts, les filtres de cigarettes, les nylons et autres plastiques. Certains ont la forme de grains microscopiques, d'autres de morceaux. Les humains ont produit des quantités en augmentation de différents plastiques sur les 7 dernières années (bakélite, polyéthylène, PVC).

Le plastique est désormais présent au fond des océans, sur les iles et les plages, enterré dans les décharges,  se retrouve jusqu'en Arctique sous forme de granulés gelés et est dans la chaîne alimentaire... Y compris dans l'eau que nous buvons.

Une enquête, diligentée par Orb Média (https://orbmedia.org/stories/Invisibles_plastics), a été réalisée par des scientifiques qui ont analysé des échantillons d'eau plate d'une douzaine de nations de par le monde. Les résultats ont montré que, globalement,  83% des échantillons étaient contaminés par les fibres de plastique. Nous buvons donc de l'eau contenant des micro-plastiques.

Le taux de contamination était de 94% aux Etats-Unis (cf. nb 1), suivi par le Liban et l'Inde, tandis que les nations européennes n'avaient qu'un taux de 72% - ce qui inclut le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. Les études précédentes avaient été centrées sur la pollution de plastiques dans les océans, ce qui suggérait que les personnes mangeaient des micro-plastiques via les poissons et fruits de mer contaminés. Une autre étude, réalisée en Irelande et publiée en juin, a découvert une contamination aux microplastiques dans de nombreux échantillons de puits et d'eau plate. 

Deux problèmes principaux sont mis en avant : les très petites particules de plastique et les produits chimiques ou éléments pathogènes que les micro-plastiques peuvent transporter. D'autant qu'il est possible que des nanoparticules de plastique soient présentes sans que les scientifiques aient été en mesure de les étudier. Ces enquêtes ont mené les scientifiques à un appel pour mener des recherches urgentes sur les implications pour la santé. Pour preuves, certaines études ont montré qu'il y a plus de pathogènes nocifs dans les micro-plastiques en aval des usines de traitement des eaux usées. De quoi faire froid dans le dos puisque ces eaux usées proviennent des utilisations de l'homme et, une fois traitées, sont rejetées dans les cours d'eau (cf. nb 2 et 3) et la mer. Nous avons donc du plastique dans notre consommation courante d'eau et nous en rejetons encore, même après traitement. Quelles en sont les conséquences pour nos océans ?

nb1 : Que dire alors, pour l'exemple, de la décision de Trump d'autoriser les ventes de bouteilles plastiques d'eau dans les parcs nationaux ? Ces derniers ne pourront plus interdire ces bouteilles, mettant fin à 6 ans d'une politique mise en place pour diminuer la pollution. Trump est accusé de servir les intérêts des industriels utilisant des bouteilles d'eau en plastique, dont la croissance des ventes pourrait rivaliser avec les effets du changement climatique. https://www.theguardian.com/us-news/2017/aug/20/trumps-decision-to-allow-plastic-bottle-sales-in-national-parks-slammed

nb2 : Lors de ma performance à HEC, on m'a confirmé que des usines de traitement des eaux usées déversaient dans la Seine et ses affluents les eaux, très certainement polluées au plastique, en amont de Paris. Dans ce cas, l'eau potable du robinet serait polluée pour Paris et sa petite couronne puisque l'eau de Seine est captée pour alimenter cette zone en eau potable. En aucun cas des analyses sur la présence de microplastique ne sont effectuées, malgré toutes les analyses et traitements. De plus, l'eau potable captée pour Paris (petite et une partie de la grande couronne) déjà polluée au plastique est déversée dans la Seine, après retraitement, encore plus polluée au plastique, un peu comme une chaîne. Depuis ce jour de 2007, des analyses ont été effectuées.

nb3 : La situation des polluants plastiques apparaît encore plus alarmante dans les îles. En effet, un représentant de l'Office National des Eaux et Forêts de Martinique, rencontré à la forêt de Vatable, m'avait donné, en son temps, l'autorisation de communiquer sur les résultats des analyses des eaux de source (celle du robinet que l'on boit). Celles-ci montraient une forte concentration en plastique. Tous les représentant des Eaux et Forêts avaient cependant eu, sous Hollande, pour consigne de garder ces éléments confidentiels. Selon mon interlocuteur, la seule possibilité de trouver du plastique dans les eaux de source serait la propagation, par les vents et alizés, de microparticules de plastique non recyclable (et recyclable) comme résidus de combustion des usines d'incinération et/ou des décharges à ciel ouvert.

LES CONSEQUENCES POUR NOS OCEANS.

La partie visible de l'iceberg du plastique concerne la pollution de nos plages.

Nulle partie du monde des plages n'est épargnée. L'ONG Surfinder détaille, dans un rapport de 2016, la composition des 8 millions de tonnes de déchets qui polluent les plages, les littoraux, les océans et les fonds marins tous les jours. La méthode consistait à ramasser les déchets sur des plages européennes pour les classer aux fins de collecte des données. Le plastique constitue plus de 80% des déchets (mégots de cigarettes, fragments de plastique, sacs plastiques, fragments de polystyrènes, les cotons tiges, les cordages et filets, les bouteilles en plastique et des pneus). 

La partie la moins visible de l'iceberg : 296 000 tonnes de déchets plastique flottent sur les océans.

Une vaste étude internationale (Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Chili, France, Afrique du Sud et Australie), publiée dans la revue PLOS ONE
(http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0111913), donne une évaluation globale de la pollution des océans et mers : 296 000 tonnes de déchets plastiques constitués de 5 mille milliards de particules de toutes tailles.

Cinq gigantesques zones de convergences, les grandes zones d’accumulation, appelées "gyres océaniques" se situent en  Atlantique nord, Atlantique sud, Pacifique nord, Pacifique sud, et océan Indien. Cela étant, toutes les mers sont souillées par les plastiques et microplastiques acheminés des terres par les vents et les rivières, ou rejetés en mer par les navires.

La campagne a porté sur 1 500 sites étudiés pour aboutir à l'une des conclusions suivante : le volume des déchets dérivant à la surface des mers, un millier de fois moindre que la quantité globale de plastique produite (288 millions de tonnes en 2012), signifie qu'une plus grande quantité se dépose dans les fonds océaniques, sachant que les particules plastiques prélevées se trouvaient en suspension à la surface et jusqu’à 30 mètres de profondeur. Une autre conclusion porte sur la certitude que les plastiques contaminent « tous les écosystèmes océaniques, y compris les organismes marins, le zooplancton et les espèces vivant dans les sédiments ». Pour preuve, la photo, en fin d'article, d'un poisson péché qui a ingéré des débris plastiques. Effrayant quand on sait que le plastique a aussi une forte propension à concentrer des polluants comme les phalates ou le PCB. Toute la chaîne alimentaire est donc contaminée. Par ailleurs, d'autres études ont montré que les plastiques sont ingérés par plusieurs centaines d'espèces marines (tortues, poissons, baleines, dauphins, oiseaux ou mammifères). Une chercheuse de l'Institut Français de Recherche pour le Développement a précisé, en 2014, que un million et demi d'animaux ont été victimes des déchets plastiques présents dans les océans du monde. Selon elle, rien que dans le Pacifique Nord, 30% des poissons ont ingéré du plastique durant leur cycle de vie.

Des études plus récentes (2016) ont montré que le plastique se dégrade avec les rayons du soleil, ce qui réduit sa taille à celui du zooplancton dont se nourrissent les poissons. Les tortues confondent les sacs plastiques avec les méduses, les oiseaux se remplissent de bouts de plastique... Au total, ce ne sont pas moins de 260 espèces qui sont ainsi menacées par le plastique produit par l’Homme.

La partie immergée de l'iceberg : les plastiques s'accumulent dans l'Arctique.

Une équipe internationale a publié dans la revue Sciences Advances, en avril 2017, les résultats d'une campagne de mesure montrant l'existence d'une zone d'accumulation de plastique en Arctique. Les chercheurs estiment les quantités de fragment de plastique entre 100 et 1200 tonnes, soit une portion marginale de celle des gyres. Pour autant, certaines zones ne contiendraient pas de plastique tandis que d'autres montrent des concentrations élevées, comme la mer de Barents. Cette mer est pourtant une zone de forte pêche (Morue, Eglefin, Lieu noir) avec des poissons, que l'on retrouve dans nos assiettes, qui risquent d'ingérer du plastique !

Cette étude aura eu, aussi, pour vertu de montrer que les rejets de plastique des Etats-Unis et de l'Europe de l'Ouest sont importants et finissent, en partie, dans l'Arctique. Cela vient contrebalancer une étude, publiée en 2015 dans la revue Science, qui estimait à 8 millions de tonnes la quantité de plastique déversée chaque année dans les océans, ajoutant que 80 % environ des rejets ne provenaient que de quelques pays d’Asie (Chine, Indonésie, Philippines, Vietnam, Sri Lanka, etc.).

La situation est cependant particulièrement inquiétante dans l'Arctique, la plus grande source de produits de la mer pour l'Europe et l'Amérique du Nord, note l'IUCN en 2017. Selon un chercheur, Il semble que les micro-plastiques soient congelés dans la glace et comme leur présence abaisse le point de fusion de la glace, on constate une disparition plus rapide de la glace de mer. Quand la glace fond, elle relâche du plancton qui attire les poissons, ce qui permet aux particules de plastique "de pénétrer directement dans notre chaîne alimentaire". CQFD.

Serions-nous sans solution aucune, condamnés à manger du poisson "dopé" aux "anabolisants" que sont les plastiques éventuellement porteurs de bactérie, phosphate et autres pathogènes ?

Là encore, cette fameuse journée à HEC m'aura permis d'apprendre certaines choses et de pouvoir en faire d'autres. J'ai appris ce jour là que j'avais bien eu un héritage des Etats-Unis. Cela étant, le financier en charge de cette succession avait rencontré des problèmes avec ma banque - déjà la BNP - qui avait subtilisé des virements provenant des USA. La BNP m'avait donc déjà volé de l'argent (je ne sus pas combien exactement). Il était donc clair que je n'aurais jamais pu disposer de cet héritage en France, sachant que les nombreuses banques que j'avais déjà quittées ne me permettaient pas non plus de percevoir des sommes provenant des USA.

J'ai donc pris la décision, à ce moment, de mettre ma "fortune" au service de la protection de la planète et des populations (pour des questions de santé publique), en finançant des projets d'énergie renouvelable et, surtout, en finançant, à fonds perdus et en partenariat, des projets pour la protection de la planète. D'autres ont pris aussi la décision, ce jour là, de faire le même type de financement.

C'est pourquoi, nous savons que des débuts de solution voient le jour, dont certaines pourraient rapidement être mises en œuvre. Voici donc trois exemples de financements à fonds perdus pour tenter de sauver la planète, et surtout les océans, des plastiques :

- Le nettoyage des océans avec un "filet" dédié.

- Des bactéries mangeuses de microplastique.

Avant de les présenter, sachons remercier sans réserve tous les scientifiques ayant contribué à l'ensemble de ces études pour, finalement, tirer la sonnette d'alarme d'une question majeure de santé publique.

 

Projet n° 1 : Le nettoyage des océans avec ses 5 trillions de morceaux de plastique flottant en surface (cf. Premier article)..

L'idée est d'utiliser les courants océaniques pour capturer les plastiques de surface flottant dans une barrière à la surface des eaux. Les plastiques, une fois concentrés, sont récupérés pour être transportés à terre pour recyclage. Ce système passif et entièrement écologique devrait permettre de retirer en 5 ans la moitié des débris flottant dans le Pacifique Nord. Celui-ci se situe entre Hawaï et la Californie et est considéré comme le plus grand des océans.

Voici le lien sur la technologie employée : https://www.theoceancleanup.com/technology/

Projet n° 2 : Une bactérie (BAV1) qui agit sur le dicloroéthylène et le chlorure de vinyle en les convertissant en simple éthylène et sels inorganiques, inoffensifs pour l'homme (cf. Deuxième article).

Cette bactérie utilisée comme dépolluant a déjà été testée avec succès sur le site même de sa découverte : une décharge toxique. cette bactérie est inoffensive pour l'homme, survit en l'absence d'oxygène et dépérit lorsque disparaît sa "nourriture".

Le chlorure de vinyle, utilisé dans la fabrication du plastique, est présent dans les eaux souterraines contaminées. Il est considéré comme le polluant chimique industriel le plus courant et peut provoquer vertige, somnolence et maux de tête. Il est également répertorié comme substance cancérigène pour l'Homme.

Projet n° 3 : Une bactérie (Ideonella sakaiensis 201-F6), vorace, mangeuse d'un des plastiques les plus utilisés dans le monde : le polyester, ou polyéthylène téréphtalate (PET) (cf. Troisième article).

Cette bactérie utilise le plastique en tant que source d'énergie et de carbone, en brisant les liaisons moléculaires du PET, ce qu'aucun organisme connu n'était en mesure de faire. Elle a donc réussi à presque complètement dégrader du plastique basse qualité mais a mis plus de temps pour le faire sur une bouteille plastique (PET hautement cristallisé). Cette bactérie pourrait être utilisée dans le processus  industriel de recyclage et être éventuellement adaptée pour être pulvérisée sur les zones polluées des océans, comme les bactéries mangeuses d'hydrocarbure. Sans doute que pour ce dernier ESPOIR, d'autres bactéries plus prometteuses pourraient être découvertes.

Conclusion :

D'autres projets peuvent être en cours ou voir le jour mais les plus prometteurs sont ceux cités. Reste qu'il faudra, à terme, trouver si ces types de bactéries peuvent dégrader le plastique de nos océans. Des solutions existent et donnent l'espoir d'une planète plus propre dans l'avenir. Dans l'immédiat, l'urgence serait plutôt aux études d'impact sur l'homme, car nous mangeons et nous buvons toujours du plastique.

Les solutions sont dans la Nature. Elle est si bien faite dans la diversité. Aidons- là pour qu'elle nous aide en retour.

LA POLLUTION AU PLASTIQUE : LE POIDS DES PHOTOS, LE CHOC DES MOTS.

La pollution au plastique : il n'y a pas de mots pour décrire ce que l'on découvre.La pollution au plastique : il n'y a pas de mots pour décrire ce que l'on découvre.
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