Entre-Nous

Dimanche 9 août 2009

Amor, Amor

Plus qu'une fragrance si délicieuse sur ta peau, j'en perçois les effluves au loin
Amor, Amor, puisque tu le vaux bien plus que les doux parfums de campagne
Le temps change parfois d'humeur pour inonder l'écorce usée par les hommes
Tu es la seule pour qui les larmes seront déversées sur les souvenirs tenaces

La vie se termine ici et là dans son élan naturel emportant les meilleurs moments
Mais dès sa naissance l'orage menace de son éclair meurtrier même la plus fragile
Que le temps dans son immense sagesse n'aura pu protéger contre les éléments
Toujours plus dévastateurs qui se mêlent aux éclairs foudroyants et aux ouragans

Amor, Amor, le temps fuit l'esclavagisme rituel de la nature humaine nauséabonde
Qui de l'apprenti sorcier est devenu le maître de apocalypse et des cataclysmes
Torturant sur son passage la nature et ce qu'elle contient dans sa magnificence
Avec l'espoir de cacher au monde les fruits de son humeur vicieux, ogre de puissance

Le temps a surmonté tant d'épreuves de pièces construites par l'homme de par le monde
Qu'il en deviendrait imprévisible pour ne jamais oublier l'aspect impalpable de son esprit
Eclairant de sa lumière ce qui comptait le plus pour lui, l'innocence fruit de sa chair
Les sourires fruit de sa complicité, l'amour fruit de la filiation, la curiosité fruit de l'éveil

Amor, Amor, le temps n'est pas le seul témoin de la tendresse d'un regard enfantin
Mais le silence majoritaire et celui dont il a été affublé par les ténèbres orchestres
Méprise la haine déferlante que l'hypnose des chants nocturnes vocifèrent le jour
Par les voix sinistres des plus humbles aux plus illustres et leur esprit mercantile

 

Il n'est que l'esclavagisme pour anéantir les liens que la nature des choses a tissé

Et la mer loin de l'innocence concoure à cette désunion pour ce qu'elle a à cacher

Elle est devenue noire en acceptant les résidus puants des hommes et devient leur

apparence, eux qui se dandinent le long des plages perlées de leurs vagues acides

 

Amor, Amor, tu as tant joué avec le temps, tant ri, tant appris, tant écouté

Que deux années ne paraissaient rien mais sept autres années auront balayé

Le souvenir vivace des moments de bonheur mêlés aux tourments provoqués

Par ceux qui détestent voir la joie illuminer d'autres visages que les leurs, laids.

Le temps quitte sa terre natale à jamais

Fuyant les odeurs malsaines qui inondent

Les chemins et les ciels à travers le monde

Amor, Amor, ce que sera Jade à jamais.




 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
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Jeudi 23 juillet 2009

Un point de vue. 

(Article en ligne sur le site Les dialogues stratégiques)

[Le bon citoyen du liberalisme - La brute de la speculation - Le truand de l'escroquerie]
 


Je reviens sur le dernier livre de Jean Montaldo, " Lettre ouverte aux bandits de la finance ", dans lequel il nous livre l'historique de la crise financière mondiale actuelle. Tout en fustigeant l'initiateur de celle-ci - le PDG de Countrywide Financial Corp avec ses prêts risqués aux ménages, les fameux " subprimes " – il passe en revue les banques, la faillite du contrôle avec les agences de notation et les cabinets d'audit .... De fait, on est passé d'un risque idiosyncrasique – dû à la mauvaise gestion de Countrywide – à un risque systématique – dû au secteur puis à l'économie entière, frappée par une entreprise. Que dire si ce n'est que tout est vrai, de la connaissance dès 2004 de la crise partie des USA aux engagements faramineux des banques en matière d'instruments financiers. Qu'on en juge avec les montants des principaux instruments dérivés incriminés :

-> marché des CDO (Collaterized Debt Obligations, nom de la titrisation; voir infra) en 2008 : 2 000 milliards de dollars

-> marché des CDS (Credit Default Swap) en 2008 : 62 000 milliards de dollars

 


D'un côté ces chiffres sont a relativiser par rapport à l'ensemble des règlements internationaux (en 2008) : 675 000 milliards de dollars (donnée de la BRI, Banque des Règlements Internationaux, citée dans le livre). Ce nombre astronomique inclut ces instruments financiers mais aussi d'autres formes de règlement interfrontière (échange de devises; remboursement de prêts...) mais pas les " échanges " dans un même état des instruments financiers critiqués. D'un autre côté, il parait intéressant de comparer ces chiffres au PIB global du G7 (par ordre d'importance : USA, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Espagne) mesuré hebdomadairement pour indiquer la tendance économique : 22 000 milliards d'euros en 2008 (source : Capital), soit 30 500 milliards de dollars au taux de change actuel. De quoi donner des sueurs froides lorsque Jean Montaldo nous apprend que le coût actuel de cette crise est de 50 000 milliards de dollars, principalement pour l'épargne des ménages (estimation des économistes Bilmes et Stiglitz). Les fraudes et présentations mensongères des entreprises incriminées est un fait établi aux USA avec les différentes condamnations, mais Jean Montaldo va plus loin en évoquant l'EPO des cyclistes de la finance que sont les CDS (appelés aussi instruments financiers dérivés qui, généralement, sont censés couvrir un risque). Pour qualifier ces produits comme la raison du crime financier planétaire, Jean Montaldo rappelle que les montants cités ci-dessus ne sont pas présents dans les comptes des entreprises, mais dans une rubrique hors bilan, lorsqu'ils y apparaissent. Quelques explications, complémentaires ou différentes, méritent d'être ici exposées.

 


La faillite d'Enron, qu'il évoque, a amené les USA à imposer des normes de contrôle drastiques avec la loi Sarbanes-Oxlay. Cela n'a manifestement servi à rien et les raisons en sont nombreuses, expliquant aussi une autre faillite qu'est celle du contrôle. Les agences de notation sont rémunérées pour coter le risque crédit d'une entreprise ou de tout produit financier. Au même titre que les cabinets d'audit pour contrôler les comptes des entreprises. Le contrôleur est donc " contrôlé " par la rémunération qu'il recevra et, comme toute entreprise commerciale, ne souhaite pas perdre un client. Ce schéma est classique, il n'est pas exclusif des USA même si d'autres pays ont modifié la relation cabinet/entreprise avec des contrats obligatoirement pluriannuels. Et il a entraîné des biais dans le rating et le contrôle (Jean Montaldo cite un document d'une agence qui propose d'ajuster l'évaluation d'un CDO pour ne pas perdre le contrat client). Ce qui paraît véritablement incongru est que les USA n'aient pas fait évoluer leurs normes comptables et financières particulières (les FAS), contrairement au reste du monde avec les normes internationales (les IAS). Aux USA, il est toujours possible , sous certaines conditions, de ne pas mettre dans un bilan (le patrimoine d'une entreprise) les instruments financiers tels que la titrisation (voir infra) et d'autres produits financiers, comme les CDO et CDS. Personne n'est donc capable de dire quel est le risque qu'une entreprise a pu prendre. Du côté du reste du monde, il en va différemment puisque les entreprises cotées ont l'obligation d'intégrer dans leur bilan tous les instruments financiers, et dans le compte de résultat (ce que l'entreprise gagne ou perd comme argent au cours d'une année) tous les produits et charges dégagés par ces produits financiers, qu'ils soient réalisés ou non. Ce fut le cas dès le 1er janvier 2005 en Europe, ce qui permet de mieux comprendre le laxisme et la crise américaine à l'origine, alors que le FBI dénonçait dès 2004 des pratiques criminelles. Imposer une comptabilisation de ces produits financiers ne voulait pas dire que tout le monde savait comment évaluer les flux d'argent futurs desdits instruments, tant la complexité était présentent dans ces normes particulières (IAS 32-39). De la même manière que les CDS (ou d'autres instruments) étaient d'une complexité à en faire pâlir d'intelligence n'importe quel patron. Mais ce n'est pas la complexité qui a si bien fait marcher les CDS puisque celle-ci a souvent pour vocation, pour son créateur, de maîtriser une information (voire être indispensable) qu'une contrepartie appréhendera difficilement. La complexité inhibe le risque d'un instrument lorsqu'on ne voit que ce qui paraît clair. Dans le cas du CDS (Credit Defaut Swap), comme l'explique Jean Montaldo, la seule clarté éblouissante est que cet outil permet à tout acheteur, ou détenteur d'une créance (une personne avec son prêt bancaire par exemple) de se faire garantir par le vendeur du CDS le paiement en cas d'impayé et d'en exclure le montant de ses comptes. Cela n'explique donc pas la situation catastrophique des banques européennes.

 


De la même manière, la titrisation (grosso modo vendre ses créances a un fonds dédié qui émettra des titres dont les acheteurs encaisseront les remboursements des créanciers sous forme de dividendes) est un outil complexe mais dont l'essence aura été dévoyée. L'utilisation de ce système s'est développé du fait des PME qui trouvaient, sur un marché de gré à gré, un financement qu'elles n'avaient plus ou pas facilement auprès des banques ! Par la suite, la titrisation est devenue un melting pot (diminuer les engagements des banques, transfert de risque, financement revolving de BFR, accompagnement de la croissance d’un groupe, rationalisation du portefeuille client…), puis un élément sur lequel se sont greffés d'autres instruments, tels que les CDO/CDS évoqués. On est donc loin d'un besoin de financement ou de couverture (sur des prix ou des qualités de produits) qui, rappelons-le, n'est qu'un pari sur ce que sera l'avenir. Il y aura donc toujours un perdant et un gagnant (un peu moins lorsque ce ne sont que des options). Il faut comprendre ici que toute mesure ou instrument financier visant à améliorer quelque chose à l'origine est toujours dévoyé de son objet primaire. D'où les bandits décriés ! Pour imager ce propos, prenons l'exemple d'une loi visant à améliorer un problème, loi immédiatement contournée ou dévoyée de son origine. Ainsi, la loi française qui vise a protéger les salariés de fausses mesures de licenciement (il faut comprendre ici sans les indemnités normalement dues) s'est-elle étoffée de l'obligation de proposer un reclassement. Certaines entreprises ont proposé à leurs salariés un reclassement dans des pays en voie de développement. Le salaire étant indexé sur le coût salarial pratiqué localement ! Voudriez-vous quitter la Côte d'Azur avec vos 1 500 euros pour l'Inde avec un salaire proposé de 500 roupies ? Ne souriez pas, cela s'est déjà vu... et une telle offre est conforme à la loi. Pour en revenir à nos bandits décriés par Jean Montaldo, des traders qui s'étaient mis à leur compte, après les premiers tremblements financiers, furent interviewés par les chaînes de télé : ils précisaient eux-mêmes que les marchés (ou acteurs de marché) retombaient dans leur travers ou ne tarderaient pas à y retomber bientôt. Chasser le naturel à coup de pertes de milliards et il revient au galop pour faire gonfler une autre bulle, voire la même.

 


En ce qui concerne les " Hedge funds " énoncés dans le livre et dénoncés par ailleurs (Sarkozy et d'autres), mon point de vue diffère un peu de l'auteur. On nous les présente comme les machiavels de la finance ayant torpillé le bon fonctionnement des marchés et ayant fait exploser la santé financière du monde. Sachez-le, il y a une grande part de vérité avec les faillites retentissantes de certains fonds (évoquées dans le livre). Mais ceux-ci ont fait tout le contraire du fonctionnement normal d'un fond. Par principe, un hedge fund annonce des rentabilités potentielles hors normes en contrepartie de risques très élevés. Le risque de perte totale de l'investissement est donc supposé connu d'un investisseur dit qualifié (cf. infra), tandis que ce risque est normalement maîtrisé par des structures de couverture adaptées. Par ce biais, un hedge fund normal fera zéro de perte quand tout le monde enregistrera des moins 20 ou moins 40%. Rappelons que dans le langage financier, hedge est une couverture et que les fonds correctement structurés existent, ne serait-ce qu'en lisant des articles ou des rentabilités publiées de fonds investis dans les hedge funds lors de périodes de retournement de marché (les informations sur le site Boursorama sont à la portée de tout le monde). Dans la réalité, beaucoup de nos machiavels ont investi tout le paquet dans un même produit a risque, ce que peu de personnes auraient fait, sans la couverture adaptée (quand on est sûr de son coup, autant aller jusqu'au bord du précipice en l'absence de frein).

 


Alors me direz-vous, comment puis-je avoir un point de vue différent de l'auteur ? N'oubliez jamais que les nombreux Hedge funds ont reçu beaucoup d'argent sans lequel ils n'auraient jamais proliféré. Sachez aussi que tout le monde ne peut pas entrer dans un fonds et qu'un investisseur est supposé qualifié. En effet, il faut être une personne plus ou moins fortunée compte tenu du minimum requis (un investisseur lambda devra passer par les fonds de sa banque, " brookers " et autres courtiers), mais les investisseurs sont aussi et surtout,de nos jours, majoritairement des professionnels, banques ou entreprises. Pour donner une image a titre de comparaison, ce serait celle de notre droit commercial : en tant que professionnel, vous êtes censés maîtriser et n'aurez aucun recours contrairement au consommateur qui n'y connaît rien ou qui n'a pas les moyens de s'assurer de la qualité du produit/service, voire de la réalité de ce qu'il signe. Le seul recours pour notre professionnel existe s'il y a eu une tromperie évidente organisée, notamment des fausses informations. Jean Montaldo nous explique (rappelle) que c'était le cas de Hedge funds mais aussi de grandes banques ou entreprises, américaines et françaises. Toutes les banques, dignes de ce nom, sont donc entrées au grand galop dans ces fonds à risque, oubliant - souvent avec de belles œillères et boules Quiès que formaient les mains mêmes des décideurs - le sacro-saint principe du " risk management " qu'elles ont développé : on mesure les différents niveaux de risque en évitant soigneusement les investissements trop risqués, ou en n'y mettant qu'une fraction raisonnable de l'argent disponible (un risque élevé mérite toujours un rendement plus élevé, la fameuse prime de risque d'un calcul).

 


On peut se demander comment les banques en sont arrivées à mettre plusieurs milliards d'euros – si elles sont françaises ou européennes – ou plusieurs milliards de dollars, lorsqu'elles sont américaines, et tout perdre du jour au lendemain ? N'entendez-vous pas au loin les mélodies fustigeant l'actionnaire et sa rentabilité impossible et imposée, souvent au détriment de la conservation au long cours d'un outil industriel ? Qu'en est-il vraiment ? Tout d'abord, il y eut le benchmarking ; on se compare. Le moins bon veut faire aussi bien que son voisin en terme de rentabilité. Le dirigeant se veut donc bon élève en s'imposant un objectif de rentabilité à atteindre. En principe celui du meilleur dans le même secteur. Il est bon de savoir que les secteurs d'activité ont des rentabilités différentes s'étalant de 3% à 15%, voire beaucoup plus. Sauf que notre dirigeant a décidé de s'autoflageller en invoquant le fameux 15% du marché et parfois celui d'un autre secteur. Il est des cas où cette auto-flagellation n'existe pas puisque ce sont bien, et dans la chronologie, les principaux actionnaires qui demandaient une rentabilité époustouflante, non pas le petit actionnaire qui ne voyait que le dividende, voire le cours de son action (il y a deux manières de voir la rentabilité ou le rendement, celle de l'évolution du cours de bourse ajusté du dividende et celle de la rentabilité des capitaux propres ou investis). Tout comme en matière de stratégie, le premier entrant dans une bonne affaire verra éventuellement de confortables marges – souvent associées a de bonnes rentabilités - que les voisins, concurrents, voudront grignoter pour avoir leur part.

 


Il en est de même dans le monde de la finance : auto-flagellation, rentabilité éventuellement imposée, en croquer une part. Mais ici, le grignotage de part s'avère être surtout un " j'achète, j'achète " ou un " j'en veux, j'en veux " dans la frénésie érotique que provoque le parfum de l'argent facile, ce qui rappelle pour d'autres l'adage plus pragmatique qu'il vaut mieux acheter au son du canon. Voilà comment les banques sont entrées dans les Hedge funds – lorsqu'elles n'ont pas cherché à répliquer elles-mêmes ce type de produit – ou dans l'achat de produits dérivés (elles en sont principalement les émettrices ou la contrepartie nécessaire) qui auront fait crouler le monde. D'un côté, une rentabilité des produits qui améliore la rentabilité de la banque (fermons les yeux), de l'autre un afflux monstrueux d'argent qui devait trouver affectation. Même depuis la bulle Internet, il n'y avait jamais eu autant d'argent à investir. Tous les journaux financiers l'ont rappelé au cours de ces dernières années : les liquidités étaient là. Au point que les banques en étaient arrivées à se contenter de miettes de pourcentage dans des prêts structurés lorsqu'elles n'étaient pas l'organisatrice du prêt (" arrangeur "). D'ailleurs, certains 'financiers' se faisaient une gloriole de faire de l'argent sur de l'argent ... donc souvent sur une monnaie fiduciaire électronique qui n'avait même pas l'odeur du papier des émissions de billets. Que des gagnants a l'époque, tant que le vent de la loterie financière s'auto-entretient dans une pente (une exponentielle ?) ascendante. Comme les bourses ! Jusqu'à ce qu'elles dévissent quelles qu'en soient les raisons. Et les pertes sont conséquentes.

 


Nos bandits en sont-ils restés a se pourrir les uns les autres d'instruments pour se hurler ensuite dessus tels les loups d'une même meute ? Malheureusement non ! Ce serait oublier la proie facile qu'est le consommateur, argentier des banques et pourvoyeur de fonds des Etats via les taxes. Ce point est subrepticement abordé par Jean Montaldo au sujet de Madov, avec sa construction de produits inexistants aux rentabilités à faire pâlir les Hedge funds. Ces produits encore plus toxiques (50 milliards de dollars évaporés avec les personnes qui ont déclaré une perte ...) se sont retrouvés dans des placements proposés aux clients domestiques des banques. Mais il y en a eu d'autres qui n'ont pas été évoqués. Ainsi, lorsque vous placez des fonds dans de la trésorerie dynamique, inutile de demander à votre agence bancaire ce qu'il peut bien y avoir dans les produits dérivés que le fonds s'autorise à utiliser dans certaines limites. J'ai testé pour vous. Vous n'aurez aucune réponse de la part de votre interlocuteur interloqué. Pire, au-delà de l'explication succincte de Jean Montaldo sur le dépassement des limites citées avant, les produits peuvent être surinvestis en action – de banques après le premier choc des subprimes, pauvre de nous en pleine crise financière - et ne pas utiliser les instruments dérivés dédiés (type swap de taux, de devise ...) mais d'autres instruments qui font frémir. On comprend mieux l'absence du contrôle qui n'a pas averti les banques, et encore moins les clients. Est-ce tout pour plumer le dindon ? Loin s'en faut car, que ce soit pour les PEE (Plan d'Epargne Entreprise), les CT (Comptes Titres), les PEA (Plan d'Epargne en Action), la plupart des intermédiaires financiers peuvent jouer - ce qu'ils font souvent – sur l'écart entre les dates de transmission d'ordre (achat ou vente) et la comptabilisation de l'opération. Entre ces moments, les cours sont différents et l'intermédiaire vous remet la mois favorable pour conserver la plus favorable des valeurs. Les clients regardent rarement ce point, mais certains oui. La liste pourrait être complétée par d'autres subterfuges qui ne font pas souvent l'objet d'enquête de l'AMF (l'Autorité des Marchés Financiers, ex COB, Commission des Opérations de Bourse), ce que dit aussi Jean Montaldo en vitriolant la SEC américaine. Essayez pour voir de vous plaindre auprès de l'AMF ou d'autres régulateurs, comme l'ART pour les télécommunications.

 

Mais on trouve aussi des spéculateurs sur d'autres marchés physiques, comme ceux des matières premières et leurs marchés " spots " (ou instantanés). En sus des contrats de livraison physique classique et des prix associés quotidiens, on trouve une masse d'instruments dérivés, formés pour l'essentiel par des Futures. Il s'agit d'un contrat de livraison à prix fixe pour un terme ultérieur (généralement un mois à six mois). Cela assure la couverture sur la fluctuation des prix (le risque) tout en permettant de ne pas honorer physiquement le contrat. Là encore, l'envol de ces dérivés a permis le développement des marchés physiques tout en attirant de purs spéculateurs (le bon et le mauvais côté des choses). Le graphique, ci-dessous, que j'avais élaboré début 2007 dans le cadre d'un travail particulier (1), était une première en la matière puisqu'il comparait les prix des contrats de futures à un mois – la grande masse des contrats – au prix spot (journalier) du même bien à la date correspondante sur le spot gazier britannique. Il permettait de constater que le " futur un mois " ne fixait pas le prix spot, comme habituellement, mais en était parfois très éloigné, au point d'être injustifiable par des paramètres techniques. Cela me permettait d'illustrer, par des chiffres officiels et une courbe, des articles de presse spécialisée passés inaperçus et qui précisaient le sentiment de spéculation outrancière de ce marché en 2004 et 2005. Un sentiment – ceux d'acteurs du marché qui savaient – qui n'aura pas été corroboré par le résultat d'une enquête concluant sur des éléments techniques existants en hiver. Mais les chiffres sont là et les écarts de prix conséquents aussi, au point de doubler en période normale le prix d'un équivalent baril de pétrole ! Il me fallait donc une seconde courbe pour tenter de trouver une explication

 

Sans entrer dans des explications techniques, ce second graphique mettait en lumière deux choses : la spéculation était très active et le marché apparemment faussé (l’annonce, début décembre 2006, d’une réduction de la production de l’OPEP, liée à la douceur climatique et à la prévision d’une moindre consommation d’énergie, aurait du mécaniquement faire baisser les futures). De l'apparence, le régulateur avait soudain décidé d'en faire une réalité en épinglant un acteur du marché soumis à enquête. Le jour où je présentais ce second graphique, Le journal Les Echos du 03 mai 2007 nous relatait cette histoire avec la filiale de trading d'EDF. Je pense très honnêtement que d'autres acteurs auraient pu être soumis a enquête, dont je n'ai d'ailleurs pas suivi le déroulement ni connu le résultat. Quand on connaît la spéculation de nos jours sur tous les marchés spots de matières premières, comme les céréales, c'est à se demander si nous aurons encore quelque chose dans notre assiette pour un prix convenable !

 

 


De la spéculation à la fraude, il n'y a qu'un pas que beaucoup ont franchi. Les éléments de réflexion que l'on peut apporter face aux dérives financières et à la crise mondiale sont de plusieurs natures.

 


Tout d'abord, j'ai l'habitude de dire depuis des années que la France est la championne du monde des scandales. Mais c'est sans compter sur les Etats-Unis qui ne font pas dans la demi-mesure pour ravir la première place au palmarès nauséabond des " affaires ", avec une mention spéciale financière. Les Etats-Unis et la France ont de grands liens d'amitié depuis le 18 ème siècle. La France a aidé les USA dans sa guerre d'indépendance et lui a offert la statue de la liberté - on en voit les différentes natures aujourd'hui - et la clé de la bastille que l'on retrouve dans la maison de Washington au bord du Potomac. De son côté, les USA ont aidé la France (et les autres pays) dans les deux guerres mondiales tout en offrant le plan Marshall. D'un côté du symbolique, de l'autre de l'argent. Ce dernier est toujours qualifié comme étant le nerf de la guerre, au sens propre, au sens d'intelligence économique et au sens industriel et commercial, le fameux business. Du coup, on comprend que sans les banques – et à défaut de la fameuse activité " vache à lait " définie par Porter - il est difficile de faire du business. Et pourtant, le plus important pour une entreprise est de ne pas oublier le triptyque stratégique pour développer et maintenir une activité : le client – à vouloir trop le voler, il ira voir la concurrence s’il le peut; le salarié – à force de vouloir réduire la masse salariale, il dépensera son temps à la soupe populaire au lieu de dépenser son argent dans des produits et services; l'actionnaire – à force de l'abreuver de rentabilités impossibles, il perdra son investissement ou verra celui-ci se réduire (la fameuse dilution).

 


Ensuite, ne croyez pas que les moulins de la rentabilité n'aient pas leur Don Quichotte ! Aussi surprenant que cela paraisse, d'éminents professeurs d'Universités ou de Grandes Ecoles de commerce ouvrent le bal. Car c'est souvent au nom d'une rentabilité que se font des arbitrages industriels dont on peut se demander s'ils sont raisonnables. Des professeurs d'Harvard démontraient, dans une revue canadienne (2), qu'on comparait des choux et des carottes aux USA. Sans entrer dans le détail plus compliqué, cette comparaison favorisait, à cette époque et compte tenu de prévisions de prix officiellement retenus, les investissements en centrale à gaz au détriment des énergies renouvelables. Des 'Don Quichotte', et pas les moindres, et des visionnaires des énergies renouvelables dès 2003 ! En France aussi nous avons nos pourfendeurs des moulins à rentabilité. Je connais un professeur d'HEC (3) dont un article d'étude, dénonçant les pratiques des SICAV et FCP, avait été récompensé. Je n'ai pas eu l'occasion de lire cette étude, seulement un article de presse spécialisée. Par contre, j'ai eu l'occasion de discuter en 2006 avec d'autres professeurs de HEC qui pourfendaient la rentabilité de 15 % exigée, après impôts s'il vous plait! N'en doutez pas, il existe bel et bien des placements et des activités industrielles qui ont des rentabilités équivalentes ou supérieures - moins de nos jours, ce qui n'est pas le cas de la masse des investissements ou activités. Mieux encore, le DG américain de McKinsey (célèbre société américaine de conseil) expliquait, dans une interview publiée dans Les Echos de juin ou juillet 2007, la nécessité de moraliser le monde du business ! Et il devait savoir de quoi il parlait compte tenu de ce qui se passait aux USA ...

 


Des précurseurs, sans doute, des 'Don Quichotte', assurément. Car rien n'a changé jusqu'au jour où l'univers, financier, s'est écroulé. Manifestement, la puissance lobbyiste dans le monde, et de la finance en particulier, créé des obstacles majeurs aux changements bienfaiteurs. Contrairement à ce que j'ai pu entendre, nous n'avons pas atteint les limites du capitalisme. Ce sont plutôt les bandits, ceux dénoncés par Jean Montaldo mais d'autres encore, qui ont fait exploser les limites du capitalisme financier. Et de quelle manière. Quand on sait que les marchés américains commençaient a s'écrouler en 2007 et que des sociétés financières françaises investissaient à ce moment dans les subprimes ou autres dérivés, souvent via leurs filiales américaines ou de trading, alors qu'aucune information ne transpirait en France sur ce qui se passait outre-Atlantique ... Vous l'avez compris, il n'y a pas que les Hedge Funds qui devraient être particulièrement encadrés, les sociétés qui le sont déjà en principe aussi ! On en vient même à se demander si Obama n'aurait pas intérêt à suivre le discours de Mc Cain dans l'hypothèse où les CDS exploseraient : laisser les banques et sociétés d'assurance (souvent les deux activités dans une même société en Europe) s'écrouler – la fameuse loi du marché. Quitte a garantir les économies/placements des ménages et les prêts au tissu industriel (PME...), les deux mamelles pourvoyeuses des PIB. Car la manne financière des taxes n'est pas une donnée extensible à loisir et je me demande si des économistes n'auraient pas déjà calculé l'élasticité consommation/taxes ? Dit d'une manière plus compréhensible, quel serait le niveau d'impôts futur à partir duquel la consommation stagnerait après avoir sans cesse augmenté – figure normale de l'élasticité – voire chuterait totalement telle une cloche ... de Gauss ? Quand Jean Montaldo nous apprend que de nombreuses villes et autres offices HLM ont déjà des CDS, qu’en sera-t-il vraiment du niveau d’impôts futur en France (4) ?

 


Je conclurais, en rejoignant Jean Montaldo, que nous ne sommes pas entourés que de sacrés bandits. En effet, la majeure partie des patrons d'entreprises sont d'honnêtes citoyens du libéralisme et non pas de l'ultra-libéralisme détestable qui n'a rien d'humain, on l'a encore plus constaté aujourd'hui. Mais ce que l'on retient le plus souvent est le côté noir des choses, les scandales qui s'affichent plus facilement dans notre mémoire que les réussites, surmédiatisés. Notre mémoire peut être sélective, notre mémoire collective sélectivement organisée. Par ailleurs, le trou noir financier fonctionne comme un trou noir au début de son existence dans une galaxie (5) : après un gavage " d'étoiles " (vs " de milliards ") à grande vitesse, il rejette " de l'énergie " (vs " des miettes de milliards ") sous forme de jets de gaz mais " la matière première" (vs " l'argent ") de sa gourmandise a néanmoins disparu. ".

 

Martial Messier, le 13 juillet 2009

 

(Voir aussi les commentaires additifs) 

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Notas :

  

1- Thèse intitulée "Vers un renouveau des mécanismes européens d(indexation des achats de gaz"

Pour une lecture rapide (5 minutes) : Presentation  

 

Pour une lecture complete : These

 

2- "Centrales au gaz et énergies renouvelables", Les cahiers de l'énergie, Centre Helios.

3- L. Calvet, détenteur de la chaire Energie Finance à HEC.

4- Bien que la comptabilité publique se soit rapprochée de la comptabilité des entreprises en normes françaises, on est loin des normes internationales imposant la comptabilisation de ces produits… Ce point rejoint un débat naissant entre économistes sur l’éventualité d’une hausse future des impôts à la suite d‘un gros emprunt d’Etat annoncé (modalités à définir), certains envisageant un niveau futur du taux d’impôts, toutes sources confondues, bien supérieur à 60 %.

5- Les galaxies, ici les continents de notre monde, sont-elles toutes logées a la même enseigne ? Les Etats-Unis sont dans le gouffre mais il faut compter avec leur capacité de réaction et d'innovations technologiques (rien que 150 milliard de dollars dans les énergies renouvelables et des produits innovants déjà existants). L'Europe est dans autre gouffre mais les pays peinent a s'accorder sur les moyens. L'Asie, et plus précisément la Chine, est déjà sortie de la crise avec des mesures (440 milliards d'euros sur deux ans) assurant une croissance plus équilibrée selon Luca Silipo, un expert (la Corée du Sud investit massivement dans les énergies vertes et le Japon est le 1er pays au monde en terme de dépense en R&D). Je pense aussi que l'Asie du Sud-Est pourrait être mieux armée pour une croissance continue, les principales banques ayant été peu ou pas affectée par la crise des subprimes. Quant a l'Afrique, la Banque Africaine de développement fait déjà ce qu'elle peut pour sortir ce continent du désert


http://www.fichier-pdf.fr/2009/07/14/4ynaa8k/th%C3%A8seV16.pdf
 : http://www.fichier-pdf.fr/2009/07/15/tsjf72g/theseSout.pdf
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Mercredi 8 juillet 2009

Les pots de vin : Une pratique mondiale.

(bribes: a worldwide practice)

 

 

Il y a bien des pots de miel alors pourquoi pas des pots de vin !!! Qui n'aime pas le miel, si doux, si bon pour la santé ...  ? Pas uniquement pour la gorge et les cordes vocales mais aussi comme traitement des brûlures allant jusqu'au 3ème degré : un hôpital français s'est fait, faute de moyens budgétaires, le chantre des compresses au miel pour les brûlures graves avec d'excellents résultats. De la à suivre la médecine chinoise, il n'y a qu'un pas que voudraient franchir ceux qui butent sur le déficit monstrueux du système de sécurité social français.

 

Par contre, je connais des gens qui n'aiment pas le vin comme d'autres ne jureront que par un grand bordelais ou bourgogne. Et il en est de même pour les pots de vin (ou détournements de fonds). Laissons de cote la partie chimique du vin et de ses bienfaits (1) pour évoquer la partie brûlante des pots de vin (ou détournements de fonds). Dans son dernier numéro, le magazine mensuel Capital (no 214, juillet 2009) nous pond un bon dossier dans la thématique “Révélations”, ayant pour titre “Le scandale de la formation professionnelle”. Le bilan de la formation professionnelle en France, dit de manière synthétique, se résume a 27 milliards d'euros de budget, financés par l'Etat et les Régions à hauteur de 14,9 milliards – c'est a dire vous et moi sous forme d'impôts – ainsi que par les entreprises a hauteur de 11,2 milliards, et une gabegie sans nom : une myriade d'organismes de formation dont certains très bidons, plus de financement pour les fonctionnaires que pour les chômeurs qui en profitent peu, une pléthore d'organismes collecteurs de fonds aux coûts de fonctionnement dignes des plus riches de la planète, et, mieux encore, une collecte des fonds détournée en partie par les partenaires sociaux (patronat et syndicats dans l'ordre).

 

Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous car les pots de vin sont parfois une obligation dans certains deals contractuels internationaux (voire même classes 'Confidentiel Défense', cf. infra), une habitude de vie sous d'autres latitudes (pauvreté ou autre, peu importe les raisons), voire un élément usuel des transactions. Qui plus est, je dirai que lorsqu'on aime (les pots de vin), on ne compte pas. Et cela semble d'ailleurs être le cas sous le soleil français, alors même qu'une loi est venue interdire ces pratiques pour mettre bon ordre aux financements des partis politiques, tous confondus.

 

Une spécificité française ? Non ! La justice semble saisir son bras armé un peu partout, ou presque. Transparancy International rédige, chaque année, une revue destinée a faire l'état des lieux mondial sur les pots de vin, avec un classement décroissant des pays les plus corrompus. Au-delà des quelques changements de place pour les champions des pots de vin – un peu comme la palme d'or change de main chaque année - cette organisation nous rappelle les actes judiciaires rendus un peu partout dans le monde sur ses sites déclinés par pays (2). Un extrait des condamnations rendues pour l'année 2008 nous en donne une idée (c'est que la liste est longue) : le Maire de Pourrières (F), (affaire Elf, D), l'ancien chef du comité d'entreprise de Volkswagen (D), le  dirigeant de l'entreprise ACDS (USA), le maire adjoint de Bozhou (Chine), un ancien ministre de l'Intérieur (C. Pasqua, F), un ancien gendarme (F), le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Guyanne (CCIG, F), un magnat du pétrole dans le scandale “Pétrole contre nourriture” (USA), (acquittement de Suharto en Indonesie), l'ex numéro 1 du parti communiste de Shangai (Chine), un ancien cadre de l'ONU (USA), 2 députés UMP et un ancien élu des Yvelines (F), un responsable du fisc (B), un acteur américain (USA), un ancien ministre de la santé (I), 3 personnes dans le scandale de la vache folle (F), illégalité de l'arrêt de l'enquête demandé par le gouvernement dans le cadre des ventes d'armes de BAE en Arabie Saoudite (GB), un employé du Crédit Agricole de Tréguier (F), 2 banques et 102 personnes dans l'affaire du Sentier II (F), 3 mandataires judiciaires (SDBO, F), les dirigeants d'une association d'épargnants (AFER, F), 3 entreprises du BTP (Yvelines, F), un ancien conseiller municipal de Nices et la société Thales (F), l'ancien président de Samsung (Corée du Sud), l'ancien Ministre de la Défense (Macédoine), ancien membre du directoire de Siemens (D), l'ancien gouverneur de la Banque Centrale (Indonésie), l'Institut Public d'Electricité (Costa Rica), P. Pasqua dans l'affaire Alsthom (F), un ancien Dirigeant d'Alcatel (USA), l'ancien PDG de Daewoo (Corée du Sud), l'ancien premier ministre thaïlandais par contumace car réfugié a Londres. Les pots de vin sont mondialement maitrisés (par la Justice ?), je vous le dis ! Néanmoins, certaines justices avancent, même si c'est parfois timidement ou dans la durée ...

 

Ce même soleil est-il toujours aussi tolérant pour ceux qui ne perçoivent pas ces pots de vin mais en ont eu connaissance au gré de leurs activités professionnelles ? Capital nous rappelle le licenciement d'Annick Le Page, en 2001 par l'UIMM (le patronat de la métallurgie), qui avait regarde d'un peu trop près les petites affaires de ce syndicat. 7 ans plus tard, elle travaille pour le juge chargé de l'enquête sur la 'caisse noire' de l'UIMM, fonds provenant principalement des détournements de la formation professionnelle. Une belle revanche après de si longues années, faute d'un licenciement. Mais parfois on ne licencie pas, on menace. Très sérieusement même. Mais le plus simple est encore de mettre sous surveillance rapprochée ... De l'autre côté des flux financiers (les destinataires des pots de vin), on s'expatrie quelquefois si la justice vous rattrape (voir infra sur la Thaïlande mais des français l'ont fait aussi). Corrupteurs, corrompus, témoins gênants, chacun peut aussi bien décéder. Bien souvent sous forme de suicide ou d'accident, même au plus haut niveau (3) ...

 

Les pots de vin, la corruption, les détournements de fonds (publics ou prives) existent donc partout mais ne sont pas réprimés partout. Pour m'être retrouvé dans une situation ubuesque et voir la corruption quotidienne au Mexique (un chauffeur de taxi me demandant le prix de la course pour la verser, en pots de vin, à un flic qui ne se sera pas gêné pour cette demande devant un étranger feignant le zéro espagnol - ce dont je ne suis pas loin aujourd'hui), les billets a glisser sont monnaie courante pour que les choses, normalement dues, soient faites dans des pays en développement (ou sous-développés). Je dois dire que les pots de vin et autres détournements de fonds / trafics d'influence restent un sport mondial. Je me suis demandé ce que j'aurais fait si j'avais eu à décider personnellement le versement de pots de vin dont j'ai eu connaissance (ce qui m'aura valu de nombreux déboires). J'en suis arrivé à la conclusion suivante :

(a)      Si vous redoutez (êtes certain) que l'affaire ne sera pas suffisamment rentable, ne faites rien même si votre bonus est en jeu ; quelqu'un d'autre vous le reprochera un jour.

(b)     Si votre investissement concerne un pays insuffisamment stable sur le plan politico-économique, évitez de le faire. On a bien vu un grand groupe pétrolier se faire 'exproprier' ses investissements de plusieurs milliards de dollars en Russie mais rester dans une affaire - donc supposée rentable - ou d'autres entreprises voir les contrats non respectés en Chine et 'perdre gratuitement' leur technologie (4)... Mais les choses évoluent.

(c)      Si les pots de vin proviennent de manière directe ou indirecte d'un Etat, deux situations se présentent : dans le cas de pays en voie de développement, faites attention aux retournements politiques (rares ?) ou les anciens pots de vin pourraient vous exploser a la figure, tandis que pour les pays occidentaux, faites attention à la presse (une fois réveillée ?) qui pourrait vous gifler d'un cinglant article. Cela étant, faites aussi confiance aux services spéciaux des Etats pour que tout ronronne, voire au Confidentiel Défense qui peut être invoque (si tant est qu'il s'agit bien de pots de vin dans l'affaire des frégates de Taïwan, ce que ne pourra confirmer le Juge en charge de l'enquête).

(d)     Dans les autres cas, agissez en votre âme et conscience. Pour certains, c'est la conscience tranquille qu'ils joueront avec de l'argent qui n'est pas le leur. Ma conscience personnelle me l'a déjà interdit lorsque j'ai refusé, tout de go, un éventuel positionnement comme trader, moi qui ne voulait faire qu'un passage en finance. C'était il y a longtemps et on ne  s'y faisait pas encore des châteaux en or dérivé et je n'avais pas envie de jouer l'argent des autres. Quelle erreur !!!

 

J'avoue ne pas avoir eu a me poser la question de ce que je ferais si je devais être le destinataire des pots de vin. Je pense que tout dépend de son réseau (d'amitié, d'influence), de son amour démesuré pour l'argent et/ou de son intelligence a monter des systèmes complexes pour blanchir le pot de vin. Mais comme cela ne m'est jamais arrive ... contrairement à des cabinets d'audit ayant valide, en leur temps, des comptes frauduleux (5). Des pots de vin à la truande financière, il n'y a qu'un pas qui a été franchi par les “bandits de la finance”, comme l'annonce Jean Montaldo dans son livre (5). Un pas sur lequel je reviendrais très certainement dans un autre article.

 

Et si le pot de vin était comme un pourboire ? Juste une appréciation du service rendu ! Mais même le pourboire tend a disparaitre puisqu'il est inclus dans le prix de vente ... Qu'en sera-t-il des pots de vin ?


(voir aussi les commentaires additifs) 

(1)     www.futura-sciences.com : Le vin rouge doit ses propriétés protectrices à sa grande richesse en antioxydants, tels les polyphenols, qui protègent les parois des vaisseaux, diminuent leur perméabilité et par leur effet antioxydant ont une action favorable sur le taux de cholestérol. Par ailleurs, une toute nouvelle étude de la Mount Sinai School of Medicine, à New York, est arrivée à la conclusion qu'une consommation (raisonnable) de vin rouge, et plus particulièrement de Cabernet Sauvignon, réduirait sensiblement les risques de survenance de la maladie d'Alzheimer.

(2)     Transparency International, section france : http://www.transparence-france.org/ewb_pages/d/decisions-judiciaires.php?page118_int=2&page118_int=4

(3)     Reporters Sans Frontières nous informe, le 08 mai 2007, du décès de plusieurs journalistes au Kazakhstan par accident de voiture, tandis que l'agence Reuters nous apprend, par dépêche du 23 mai 2009, le décès de l'ancien Président de la Corée du Sud due à une chute en randonnée, son assistant évoquant un suicide. Et je me rappelle encore du suicide par balle d'un ancien ministre socialiste de l'Economie sans que jamais personne n'ait su pourquoi, si ce n'est que la lecture d'une simple lettre l'y aura pousse ... ou encore d’ex ministre UMP prendre le vert au Canada.

(4)     BP – BCI ...

(5)     “Lettre ouverte aux bandits de la finance”. Jean Montaldo. Ed Albin Michel, 2009.

 

 

 

Bribes : A worldwide practice

 

There are many honeypots, so why not winepots (bribes in a good version whithout wordgame)! Who does not like honey, so sweet, so good for your health ... ? Not only for the throat and vocal cords but also as treatment for burns up to 3rd degree: a French hospital was, because of lack of budgetary resources, the champion of honey compresses for burns with excellent results. To follow the Chinese medicine, there is not one that would pass on those who encounter the monstrous deficit of French social security system.

 

On the other hand, I know people who do not like wine as others swear only by a great Bordeaux or Burgundy. And the same goes for bribes (or embezzlement). Lets aside the chemical part in wine and its benefits (1) to discuss the red-hot bribes (or embezzlement). In its latest issue, the monthly magazine Capital (No. 214, July 2009) produces a good file in the theme "Revelations", entitled "The scandal of professional training". The assessment of professional training in France, say in short words, is a 27 billion euro budget, financed by the State and the Regions for 14.9 billion - ie you and me in form of taxes - and the companies up to 11.2 billion, and a nameless waste : a myriad of training centres - some of them jerry cans, more funding for civil servants than for unemployed people who benefit little, a plethora of organizations collecting funds for operating costs worthy of the richest in the world and, better than that, a funds collected embezzled in part by the social partners (employers and unions in order).

 

Nothing new under the sun you may say because bribes are sometimes an obligation in some international contractual agreements (or even classes ' Confidential Defense ', cf. Below), a lifestyle in other latitudes (poverty or other, for whatever reasons), even a normal element of transactions. Moreover, I would say that when you like (bribes), it does not matter. And it also seems to be the case under the French sun, even though a law came to prohibit such practices in order to regularize the financing of political parties, all combined.

 

 

A French specificity ? No! Justice seems to take his arm everywhere, or almost. Transparancy International prepares an annual review   designed to make the state of World bribes, with a decreased ranking of the most corrupt. Beyond the few changes for the champions of bribes - a bit like the golden palm changes hands each year - this organization reminds us of the judicial records across the world on its site declined by Country (2). An extract of convictions handed down for the year 2008 gives us an idea  (the list is so long): the Mayor of Pourrières (F), (Elf affair, D), the former head of the company committee of Volkswagen (D), the top manager of ACDS (USA), the deputy mayor of Bozhou (China), a former Minister of the Interior (C. Pasqua, F), a former policeman (Gendarmerie, F), the Chairman of the Industry and Business Chamber of Guyana (ICCG, F), an oil magnate in the scandal "Oil against food" (USA), (acquittal of Suharto in Indonesia), the former number 1 of the Communist Party in Shanghai (China), a former executive of the United Nations (USA), 2 UMP deputies and a former elected of Yvelines district (F), an official of tax services (B), an American actor ( USA), a former minister of health (I), 3 people in the scandal of mad cow (F), illegality for the stop of the investigation requested by the government as part of arms sales by BAE in Saudi Arabia (GB), an employee of Crédit Agricole in Tréguier (F), 2 banks and 102 persons in the case of Sentier II (F), 3 judicial officers (SDBO, F), the leaders of an association of savers (AFER, F), 3 companies of Buildings (Yvelines, F), a former municipal councilor of Nices and Thales company (F), the former chairman of Samsung (South Korea), the former Minister of Defense (Macedonia), fa ormer board member of Siemens (D), former Governor of the Central Bank (Indonesia), the Public Power Institute (Costa Rica), P. Pasqua in the Alsthom case (F), a former manager of Alcatel (USA), the former CEO of Daewoo (South Korea), the former Thai prime minister - in absentia as a refugee in London. Bribes are worldwild mastered (by Justice?), I tell you  However, some justices are going on, even if sometimes timidly or in the long run ...

 

Is this same sun always as tolerant for those who do not receive these bribes but were informed according to their professional activities? Capital reminds us dismissal of Annick Le Page, in 2001 by the UIMM (employers in the metal), which looks a little too close to the small business of the union. 7 years later, she works for the judge in charge of the investigation into the 'black box' of the UIMM, funds coming mainly from deflections of professional training. A sweet revenge after so many years, because of a dismissal. But sometimes we do not dismiss, we threat. Even very seriously. But the simplest is to put under surveillance ... On the other side of financial flows (the recipients of bribes), it sometimes we leave one's country if justice catches up with you (see below on Thailand but French people have done too). Bribe, corruption, witnesses, everyone might as well die. Often in the form of suicide or accident, even at the highest level (3) ...

 

Bribes, corruption, embezzlement of funds (public or private) exist everywhere but are not repressed everywhere. Having been in a a stonishing situation and seen the daily corruption in Mexico (a taxi driver asked me the fare for the run in order to pay in bribes a cop who does not shy to ask for in front of a foreigner pretending zero Spanish - which I'm not far today), the tickets are dragging for commonplace things, normally due to be made in developing countries (or under-developed). I must say that bribes and embezzlement / traffic of influence remain a world sport. I wondered what I would have done if I had to personally decide the payment of bribes which I heard (which earned me many disappointments). I reached the following conclusion:

(a) If you fear (or are sure) that the case will not be sufficiently profitable, do nothing even if your bonus is at stake; someone will blame you one day.

(b) If your investment is not made in country not very stable for political or economics purpose, avoid doing so. We have seen a major oil company to be seized the property of investments of several billion dollars in Russia, but remain in a case - thus supposed profitable - or other companies having their contracts not respected in China and 'losing for free' their technology (4) ... But things are changing.
(c) If bribes come directly or indirectly from a State, two situations arise: in the case of developing countries, pay attention to policy reversals (rare?) or former bribes could blow up on your face, while for the Western countries, pay attention to the press (once awake?) which could slap you a scathing article. However, trust also special services of States to make everything going on well (or purring), even Confidentiel Defense that can be invoked (if it is of bribes in the frigate affair of Taiwan, what will not be confirmed by the Judge in charge of the investigation.)

(d) In other cases, act in your soul and conscience. For some, it is with clear conscience that they will play with money which they don't own. My personal conscience has already forbidden it when I refused a possible position as trader, I who did want to make just a step in finance. It was long time ago and it was not yet time to build castles in gold derivative, and I did not want to play with other people's money. What a mistake!

 

I admit that I did not have to question myself what would I do if I were to be the recipient of bribes. I think it depends on his network (friendship, influence), on his inordinate love for money and / or his intelligence to set up complex system to launder the bribe. But as this does not happen to me ... Unlike audit firms having valid in their time, fraudulent accounts (5). Bribes to the financial crooks, there is only one step which has been taken by the "robbers of finance", as announced Jean Montaldo in his book (5). A step on which I would most certainly come back in another article.

And if the bribe was like a tip? Just an appreciation of rendered service ! But even the tip tends to disappear because it is included in the selling price ... What will it be for bribes?


(See also added comments) 

(1)-www.futura sciences.com: The red wine owes its protective properties to its richness in antioxidants such as polyphenols, which protect vessel walls, reduce their permeability and by antioxidant effects have a favorable effect on the cholesterol. In addition, a new study at Mount Sinai School of Medicine, New York, came to the conclusion that consumption (reasonable) of red wine, especially Cabernet Sauvignon, would significantly reduce the risk of occurrence of the Alzheimer's disease.

(2) Transparency International, french section : http://www.transparence-france.org/ewb_pages/d/decisions-judiciaires.php?page118_int=2&page118_int=4

(3) Reporters sans frontièrse (Reporters Without Borders) informs us, on the 8th May 2007, the deaths of several journalists in Kazakhstan by car accident, while Reuters tells us, by despatch of 23 May 2009, the death of former President of South Korea due to a fall while trekking, against a suicide referring to his assistant. And I still remember suicide by shooting of a former Socialist minister of the economy that no one ever knew why, except that reading a simple letter will have pushed it too ... and former Minister UMP taken the green in Canada.

(4) BP – BCI ...

(5) “Lettre ouverte aux bandits de la finance”. Jean Montaldo. Ed Albin Michel, 2009.

 

Par Orion56 - Voir les 5 commentaires
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Lundi 15 juin 2009
 

Objets Volants Non Identifies (OVNI) versus Phenomenes Aerospatiaux Non identifies (PAN), y croyez-vous ?

Prenez quelques minutes avant de vous détourner d'un sujet serieux ...

 


(English version following french text

Unidentified Flying Objects (UFO) vs Unidentified Aerospace Phenomena (UAP), do you believe in ?

Take a few minutes before turning away from a serious issue ...”)


En changeant rapidement de chaïne un soir de cette semaine (le 11 ou 12 juin 2009), je suis tombé sur une émission tardive sur Direct 8 qui évoquait ... les Objets Volants Non Identifies (OVNI) ! Je vois déjà les sourires moqueurs des uns – la majorité, comme dans les élections – mais aussi l'intérêt (personnel ?) des autres – la minorité, comme dans
les dictatures. Retenez encore un peu vos rires (interrogatifs) et commentaires (railleurs) pour envisager, un instant, que nous ne serions pas seuls dans notre Univers et comprendre l'état actuel de la pensée scientifique !

 


En physique, le doute est permis (la raillerie entre scientifiques aussi ...). Les connaissances avancent a grand coup d'hypothèses, de confirmations par calculs/tests, puis de théorèmes dont on apprend plus tard qu'ils ne fonctionnent pas dans certaines conditions ... avant d'aboutir a de nouveaux théorèmes (connaissances) non contradictoires. Ainsi en est-il aussi des sciences de la vie car l'on pensait, il n'y a pas si longtemps que ça, qu'il fallait de l'oxygène pour qu'un quelconque organisme puisse survivre, sur terre et ailleurs ... Jusqu'à ce que les progrès technologiques permettent a l'espèce humaine d'entrevoir les grands fonds marins, les filmer et constater que des bactéries se nourrissent de souffre (faisons simple), sans lumière et a pression ambiante incroyable (1) Un exploit bactérien ? Comment ? Des crevettes et des moules vivent dans des (mêmes) bains acides !


Tout le monde l'aura compris, la vie n'est pas unité, elle n'est pas faite que d'oxygène, d'eau et/ou de lumière (pour la photosynthèse). Alors, qu'avait-elle de si particulier cette émission dont je n'aurais vu que la fin ? Loin d'un talk-show pour l'audimat, celle-ci reprenait des témoignages, des doutes, des questions socio-philosophiques avec des invites scientifiques, chercheurs, journalistes et écrivains ! Mieux, j'ai enfin entendu un terme qui me plait puisqu'on préfère parler de phénomènes aérospatiaux non identifies (PAN pour l'acronyme) plutôt que d'objets volants non identifies. Pourquoi ? Parce que au-delà du simple cliché (dans les deux sens du terme) de la soucoupe volante (2), d'autres phénomènes – plutôt lumineux - ont pu être élucidés récemment par nos scientifiques. L'exemple des sylphes rouges (red spirits) est éloquent puisque l'explication de ces formes d'enclume rouge et éphémères (millièmes de seconde) vient d'être donnée alors qu'on parlait d'hallucination pour les premiers témoins (20 ans, hier !) (3). Il y a encore quelques bons pourcentages de phénomènes qui n'ont toujours pas d'explication ...


Il y a longtemps, la Terre était plate et les océans se terminaient en chutes vertigineuses sans fin. Plus tard, la Terre est devenue ronde (enfin presque) et l'hérésie s'est transformée en donnée scientifique. Avant-hier, seule la gravitation universelle existait (rappelez-vous de Newton et de sa pomme), aujourd'hui la mécanique quantique explique l'infiniment petit avec trois nouvelles forces. Remercions ici Einstein et sa théorie d'hier portant sur la relativité restreinte. Là encore, cette avancée 'révolutionnaire' porterait-elle ses limites comme sur l'impossibilité d'une vitesse supérieure a celle de la lumière ? Moi qui usait mes premières grandes culottes sur les bancs de la fac (d'autres bancs sont venus après), je restais persuadé qu'une autre théorie viendrait, un jour, englober celle d'Einstein. Etais-je déjà hérétique ? Pas si sur si l'on tient compte des photons qui voyageraient plus vite que la lumière (phénomène appelé Paradoxe de l'EPR) - déjà remis en cause dans des limites évoquées par des physiciens suisses - et d'une expérience de physiciens allemands ayant constaté ce phénomène photonique avec des prismes (4). La science avance et le progrès technologique, bien ou mal, permet de faire l'infaisable d'hier, d'expliquer l'inexplicable d'hier. Si ce n'est que 'personne' ne peut savoir ce qu'il y a derrière les phénomènes non identifiés ou ceux qui sont derrière. A moins d'avoir été 'abduqué' (enlevé) - forme commune et en vogue de rencontre en son temps aux USA - et d'avoir l'intime conviction que de petits bonshommes (fellow guys) gris sont derrière. Car si le témoignage personnel ne peut être remis en cause, on est en est plus a l'intime conviction qu'a une vision commune partagée au même moment par des témoins. Si c'était une mode hier aux USA - comme celle d'aller voir son psy – il y eut un temps ou évoquer ce sujet relevait de la psychiatrie (plus personne ne s'est fait abduquer aujourd'hui, ou plus personne n'en parle). Tout comme en France où ce sujet était devenu tabou, interdit, inexistant, donc relevant de ??


Ouf, le GEIPAN nouveau (5) a récemment été créé en France. Le doute est donc désormais permis et le témoignage, individuel ou collectif, recevable. Tout comme il l'a toujours été par les gendarmes (6) ! Alors quels sont ces témoignages ? Dans les années 70/80, tout un chacun pouvait témoigner facilement sans remise en cause de l'individu, même si les conclusions aboutissaient a un phénomène bien naturel ou inexpliqué. Ainsi en allait-il dans les divers pays (Europe, USA, Amérique Latine...) 'survolés”. Mais a cette époque, on prenait au sérieux le paysan respectable témoin local quelque part ou le citoyen consciencieux ailleurs. Plus tard, il valait mieux être pilote de ligne civil, militaire aujourd'hui. Je ne reprendrais qu'un seul exemple de cette émission relatif à d'anciens pilotes de chasse à qui l'on avait demander de tirer sur un objet volant et qui daignent témoigner aujourd'hui (à cause de la retraite ou du délai dépassé de confidentialité ?). Libre a chacun de faire son marché pour avoir une idée des multiples témoignages, individuels ou collectifs, parmi les plus sérieux ...


En ce qui me concerne, je fus bien témoin a plusieurs reprises de ce que je qualifiais en son temps de phénomènes non identifiés :

  • La première fois fut lorsque j'étais gamin, en colonie de vacances lors d'une balade en plein champ, sous un ciel bleu azur à perte de vue. Soudain, un nuage blanc commença à naitre pour prendre forme d'un cigare. La réaction des adultes qui nous encadraient étaient de rentrer rapidement en ville pour témoigner auprès des gendarmes. La ville était loin, une petite radio dans une poche. Les informations (sans doute Europe 1, à l'époque ou les radios libres n'existaient pas) entendue à la radio précisait ce phénomène aperçu par des centaines de témoins et qu'il était inutile d'appeler la gendarmerie débordée. Sauf que le cigare, après ces premiers témoignages, se terminait en forme ... de flèche (constatée par d'autres) ! Curieusement, je n'avais pas fait le parallèle avec le film “rencontre du troisième type” et des nuages se formant soudainement tout en avançant en volutes ...

  • La seconde fut lorsque j'étais adolescent, toujours en vacances dans le Sud de la France (Hyères) lorsque je cheminais de nuit, avec quatre autres personnes - dont une très proche, avec qui j'ai eu l'occasion d'en reparler des années plus tard - dans un sentier pour aller au café du village. Alors qu'ils conversaient gaiement, je regardais les étoiles dans ce si beau ciel. Jusqu'à ce que j'y remarque une étoile qui variait sans cesse du blanc classique à un intense rouge-orangée. Après l'avoir fait remarquer au groupe qui allait dans les 'Oh, que c'est beau !', je constatais que cette “étoile” ... grossissait ! A cet instant, je pris peur, en le faisant remarquer, qu'il ne s'agisse d'un météorite venant a la rencontre de la terre. Le grossissement prit fin; nous lâchions tous un ouf de soulagement jusqu'à ce que cette “étoile” bouge sur notre gauche pour terminer dans un état stationnaire. Bien plus qu'un objet volant, quelque chose d'horrifiant pour les uns, d'intrigant pour les autres. Notre fin de soirée nous aura fait oublier de 'témoigner'. Mais posez-vous la question de ce que vous feriez si un météorite venait a frapper la terre. Et dites-vous bien que la surveillance de ces corps célestes est chose malaisée tant il y a de météorites en déplacement. C'est encore plus difficile pour tout autre phénomène lorsqu'on connait la difficulté de louer un peu de disponibilité d'un télescope pour cibler une petite partie de l'espace.

  • La troisième fois fut au cours du second semestre 2002, lorsque je rentrais en voiture chez moi vers minuit (Region Parisienne). Je connaissais bien cette route urbaine assez dégagée qui longe la Seine. Y voir quelque chose d'anormal dans mon champ de vision pouvait être aisé. Je remarquais donc un cercle de spots blancs (environ 8), très lumineux au-dessus d'une petite ile (environ de Neuilly Sur Seine). Je pris ces lumières pour celles qu'il est possible de trouver au-dessus d'un terrain de sport. Sauf qu'il n'y en avait pas a cet endroit et que ces lumières commencèrent a s'élever de manière rectiligne ... Puis, arrivant a hauteur de celles-ci - elles se trouvaient donc désormais sur ma droite alors que je roulais, côté fenêtre passager – elles se mirent a suivre l'autre rive du fleuve jusqu'à ce que je doive sur la gauche (Asnières Sur Seine). C'est ce qu'elles firent aussi, me donnant l'impression qu'elles fonçaient sur moi. Je stoppais alors ma voiture pour en descendre. Je n'ai pas revu ces huis spots de lumière. Etaient-elles déjà passées dans un silence troublant ? Soudain, j'entendis le bruit d'un avion qui passait et je vis les 3 phares d'atterrissage allumés, au-dessus de moi et a 50 mètres d'altitude (au plus ...) au-dessus des immeubles de 4 a 6 étages. L'altitude était on ne peut plus déroutante et l'une des routes aériennes, classique pour les atterrissages vers l'aéroport distant de quelques dizaines de kilomètres, se situait bien plus avant au Nord (assurément pas au-dessus de cette ville) mais bien dans le même sens (à peu près Est-Ouest). Je ne suis pas allé voir les gendarmes pour de multiples raisons mais je me suis demande si cette apparition aurait pu s'expliquer très rationnellement par le pilote.

  • Quelques mois plus tard, toujours en 2002, un autre phénomène troublant fit jour. Je venais de rentrer chez moi après avoir fait des courses dans un petit super-marché distant d'une centaine de mètres. Le temps était nuageux avec des vents violents et tourbillonnants, rien qui ne pousse à sortir. Je regardais a l'extérieur depuis la fenêtre de ma cuisine (5 ème étage) lorsque, soudain, je vis apparaitre une forme lisse aux couleurs gris souris éclatant, sans aucun bruit aucun !. Celle-ci s'apparentrait à une sorte de botte dont le pied (ou semelle) serait plus court rapporté a la hauteur (une estimation de 3 mètres au plus). A peine ce phénomène était-il passé à quelques mètres de ma fenêtre qu'il virait soudainement sur sa droite en direction d'un autre immeuble (face au mien), sans difficulté apparente et ce malgré les vents tourbillonnants. Encore plus curieusement, cette botte allait à la rencontre de l'immeuble d'en face, vers le milieu de sa hauteur. Là encore, ce phénomène rasa le toit de l'immeuble avant de continuer ce type de route (ouest, sud-ouest). Il rasa ainsi les immeubles lointains jusqu'à ce qu'il ne soit qu'un gros point lointain qui, toujours aussi soudainement, s'éleva de manière ascensionnelle et brutale. Compte-tenu de la distance qui me séparait de cet objet; la vitesse d'ascension me parut vertigineuse (bien plus rapide qu'un avion long courrier dont on ne voit, pour l'essentiel, que les trainées blanches dans le ciel. Je perdis finalement ce minuscule point très haut dans le ciel (impossible d'envisager une hauteur). Clairement, ce n'est pas la le comportement d'un ballon (météorologique ou autre) pas plus qu'une forme, une taille et une couleur conventionnelle. Là encore, je n'ai pas témoigné pour diverses raisons.

  • Le dernier évènement se situe au même endroit quelques années plus tard (2005; semaine du passage à l'heure d'hiver). Je fumais une cigarette un soir dans ma cuisine, tout en regardant le ciel nocturne. Mon oeil fut alors attiré sur la gauche par une lumière de forte intensité qui ne venait pas de l'éclairage urbain classique. J'y ai vu à l'oeil nu ce qu'on verrait habituellement à l'aide d'un télescope ! C'était une brillante étoile blanche, ainsi qu'on se la représente classiquement, mais avec des dimensions hors du commun (sans télescope même si des brillances élevées et temporaires d'étoiles peuvent exister). Celle-ci était assurément stationnaire puisque, selon l'heure du soir, sa position changeait en fonction de la rotation de la terre. Quelques temps plus tard je tentais une photo sans arriver a quelque chose de suffisamment net n'étant pas équipé d'un matériel performant. Lors d'un weekend ultérieur, au cours duquel quelqu'un qui m'est cher était présent, cette 'étoile' était toujours au rendez-vous. J'attirais alors son attention pour lui montrer ce que l'on pouvait voir de nuit dans le ciel : les étoiles, les avions de ligne avec leurs clignotants de positionnement en les comptant, l'absence de satellite et du point blanc rectiligne caractéristique qui traverse le ciel, pour terminer sur cette étoile, A la question de ce que cela pouvait être, ma réponse fut que je ne savais pas ce que c'était.

Il y a des choses que l'on ne peut oublier parce qu'on les a vécues ou vues. Mais je vous le dis,il est préférable bien souvent de ne pas être seul. Nos certitudes changent. Celles de nos scientifiques aussi (et, parfois, celles de nos politiques ?). Ainsi en est-il des nombreux programmes de par le monde visant a récolter tout ce qu'il y a de vivant dans les océans pour identifier/répertorier des organismes jusqu'ici inconnus, pour les étudier plus tard. Le réchauffement climatique est passé par là ... poussant à construire une banque des graines en plein arctique, si tant est que ce lieu reste suffisamment froid à l'image de l'antarctique qui se réchauffe déjà ! Ainsi en est-il aussi de la refonte des programmes spatiaux depuis 20 ans pour rechercher de la vie ailleurs, principalement sous une forme commune terrestre mais pas uniquement. Chacun a le frêle espoir de découvrir une planète susceptible de ressembler a la Terre à un quelconque moment de son existence. Mais une autre forme d'existence pourrait se manifester.


Laissons-la les témoignages et les recherches scientifiques pour en revenir à notre émission. Que nous disaient, en guise de conclusion, les scientifiques/chercheurs/journalistes/écrivains qui y étaient présents. Ou du moins les plus intéressantes au-delà de l'étude dans les années 50/60 des phénomènes par les militaires (uniquement américains ?) :

Un constat
: L'apparition des premiers phénomènes est concomitante aux premiers essais nucléaires.
Des annonces : Des études sérieuses, plutôt orientées sur le côté lumineux des phénomènes,vont être conduites pour ce qui est des scientifiques, le recueil des phénomènes/témoignages sera poursuivi pour ce qui est des journalistes.
Une question fondamentale : Sommes nous prêts pour une éventuelle rencontre (le avec qui n'ayant pas la première importance) ?
Vous aurez remarque que la question ne porte pas sur la possibilité d'une rencontre ... D'un côté un écrivain dont le livre (ne me demandez pas lequel, je n'avais pas mon bloc notes a cette heure tardive) élabore un scénario reposant sur notre Histoire qui dispose que toute civilisation, en ayant rencontré une plus évoluée, s'est faite absorbée ou détruire. De l'autre, un scientifique reprenait cet exemple, image a l'appui d'indiens de la foret amazonienne tirant avec des flèches sur un hélicoptère qu'ils voyaient pour la prenière fois. Au-delà de cette réaction, (généralement ?) naturelle face a l'inconnu - ce qui reflète sans doute une maturité intellectuelle insuffisante dans le bon sens du terme (et oui, les civilisations dites développées ont bien autre chose que de simples flèches) - la question qu'il évoque porte plus sur la peur inhérente a tout être et les psychoses paniques qu'elle engendre. Car tout le monde convient de l'existence de ces phénomènes et que si des êtres 'supérieurs' (par leur technologie s'entend) avaient décider de nous éradiquer (détruire), ils l'auraient fait depuis longtemps ! Sa réponse est claire : nous ne sommes pas prêts pour une rencontre du fait de cette peur qui pourrait engendrer paniques et réactions irrationnelles, tant que les peuples n'auront pas été préparés a l'acceptation d'une telle idée ! N'en doutez pas, l'inconnu, même face a ce qui nous entoure plus traditionnellement, engendre des peurs. Les mouvements de foule, pris de panique ou suiveur, ont déjà bien été étudiés (psychologues ou autres), tout comme la réaction de l'autruche qui ne veut rien voir de ce qu'elle ne connait pas ou ne comprends pas est une réalité. Plus que le rejet et le mutisme, la peur a été l'un des éléments poussant des responsables à 'calfeutrer' des phénomènes ou, mieux encore, a les ridiculiser (dans le meilleur des cas). Ainsi, reprenait-il cet exemple d'un sénateur américain, filmé à l'époque, ayant présenté une personne camouflée en être gris pour tourner en ridicule les dizaines de témoins. Quelques années plus tard, il avouera avoir aussi été témoin mais qu'il avait souhaite éviter la peur panique à cette époque ..


Nos connaissances ont des limites qui sont de plus en plus repoussées a force de découvertes et de progrès technologiques. L'inexplicable d'hier peut s'expliquer, des théories comme des pensées (organisées ou non) peuvent évoluer. Mais la peur est toujours présente; difficile de la circonscrire (imaginez tous les mots se terminant par phobie) et facile de la canaliser dans un sens voulu. La curiosité en anime certains tandis que les idées reçues en stopperont plus d'un, le Darwinisme s'opposera encore longtemps au Créationnisme tandis que des catastrophes font évoluer notre monde (au sens géologique comme du fait de l'Histoire). La communauté scientifique se déchire parfois face a des nouveautés jusqu'à ce que de nouveaux éléments apportent le big-bang de leurs réflexions. La mienne est nourrie de choses vues, celles que je ne peux expliquer, celles qui s'expliquent (la pauvreté et la richesse, l'idiotie et l'intelligence, la passion et le désintérêt ...). Etre témoin peut enflammer comme cela peut devenir difficile à vivre. Le mieux ne serait-il pas d'être un journaliste assermenté ???? J'entends déjà les questions. Pourquoi ce témoignage ? Sans doute parce que l'entendement a évolué. Sans doute parce que des personnes que je connaissais a peine m'avaient posé la question. Sans doute parce qu'être témoin de 'phénomènes' non identifiés ou humains peut valoir de sacrés désagréments. Prenez un témoin de meurtres, de pots de vin ou de quoi que ce soit parfaitement illégal. Prenez aussi l'exemple de ceux qui ont été qualifiés d'hérétiques ou de ceux (parfois renommés) qui se sont lancés dans l'éclairage des phénomènes inexpliqués. Pas de menaces ici, parfois juste la vindicte des pairs, et d'autres.


Quoi qu'il en soit, la révolution économique viendra des énergies vertes tandis que la révolution industrielle viendra des nanotechnologies (j'en avais déjà parlé en 2006). Pour ce qui est de la révolution des comportements, nul ne sait, l'homme reste ce qu'il est.



  1. La pression atmosphérique est de 1 bar auquel il faut rajouter 1 bar tous les 10 mètres d'eau ... soit environ 300 bars a 300 mètres.

  2. Un phénomène météorologique, sous certaines conditions au-dessus de montagnes, permet d'observer un empilement de formes nuageuses du type soucoupe volante.

  3. Science & Vie, no 1098, Mars 2009.

  4. - “Paradoxe EPR : des signaux plus rapides que la lumière ?” Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, 27 aout 2008
    - “La théorie d'Einstein réfutée ? Des experts allemands détectent des particules plus rapides que la lumière,” NewKerala.com, le 27 août 2007 (http://www.alterinfo.net/La-theorie-d-Einstein-refutee-_a10817.html?print=1&PHPS)
    - En quelques mots, non scientifiques, des chercheurs ont constaté une lumière bleue dans l'eau de refroidissement de centrales nucléaires, effet lié aux photons se déplaçant plus vite que la lumière, d'où le terme “Paradoxe de l'EPR”.

  1. - GEIPAN : le Groupe d'Etudes et d'Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés existe depuis 2005 et débute timidement la ,;se en ligne d'archives depuis 2007 (http://www.cnes-geipan.fr/geipan/recherche.html)
    - Sur l'histoire du GEIPAN : GEPAN à l'origine de 1977 à 1987 puis SEPRA de 1988 à 2004, suspecté d'être un simple habillage
    http://www.ufoevidence.org/newsite/files/GEPANSEPRA.pdf

  1. Les gendarmes, que j'étais allé voir un jour pour un tout autre sujet, m'ont demandé si je savais qu'ils étaient chargés de recueillir les témoignages sur des phénomènes non identifiés. J'en avais bien connaissance mais d'autres préoccupations m'animaient ...




Unidentified Flying Objects (UFO) vs Unidentified Aerospace Phenomena (UAP), do you believe in ?


Rapidly changing of channel one evening this week (11 or 12 June 2009), I came across a broadcast late on Direct 8 which referred to ... the unidentified flying objects (UFO) ! I can see the mocking smiles of some - the majority, as in the elections - but also interest (personal? ) of others - the minority, as in dictatorships. Hold back q little your laughters (interrogative) and comments (taunting) to consider, for a moment, we would not be alone in our Universe and to understand the current state of scientific thought!


In physics, the doubt is permitted (mockery between scientists also ...). Knowledges further by means of assumptions, confirmations calculations / testing, then with theorems which we learn later that they do not work in certain conditions ... before reaching new theorems (knowledge) not contradictory. This is true also of life sciences because we thought, not so long as that, that oxygen was necessary for any organism to survive, on land and elsewhere. .. Until technological progress enable human species to catch a glimpse of the deep seabed, to film them and to notice that bacteria feed sulfur (in a simple way), without light and incredible ambient pressure (1) A bacterial feet ? How? Shrimps and mussels live in (same) acid baths!


Everybody will understand, life is not unity, it is not that of oxygen, water and / or light (for photosynthesis). So, what did this broadcast so particular issue which I would have seen only the end ? Far from a talk show for the audience, it was included testimony, doubts, social and philosophical issues with scientists, researchers, journalists and writers guests ! Better, I finally heard a word which pleases me since they prefer to speak of Unidentified Aerospace Phenomena (NAP acronym) rather than Unidentified Flying Objects. Why? Because beyond simple cliché (in both senses of the word) of the flying saucer (2), other phenomena - rather light - have been clarified recently by our scientists. The example of red spirits is as eloquent because the explanation of these red anvil forms and ephemeral (thousandths of a second) has been given when we spoke of hallucination for the first witnesses (20 years ago; yesterday!) (3). There are still some good percentages of phenomena that have no explanation ...


Long ago, the Earth was flat and the oceans were ending by endless falls. Later, the Earth is became round (well almost) and heresy turned into scientific data. Before yesterday, the only existing universal gravitation (remember Newton and his apple), today quantum mechanics explains the infinitely small, with three new forces. Thank here to Einstein and his theory of the past on special relativity. Again, this 'revolutionary' overhang bring it to its limits as the impossibility of faster than the speed of light? I; who used to wear my first big pants out on the benches of college (other schools came after), I remained convinced that another theory would one day cover that of Einstein. Was I already heretic? Not so if taking into account the photons that travel faster than light (the phenomenon known as the EPR Paradox) - already called into question within the limits outlined by Swiss physicists - and experience of German physicists who observed this phenomenon with photonic prisms (4). Science put forward and technological progress, good or bad, can make the impossible of yesterday; allow to explain the inexplicable of yesterday. Except that 'nobody' can not know what lies behind unknown phenomena or those who are behind. Unless you have been 'abducted' (kidnapped) - common and popular manner in his day of meeting in the U.S. - and have the belief that small gray fellow guys are behind. Because if personal testimony can't be challenged, it is more an inti,ate conviction than a common vision shared at the same time by witnesses. If it was popular yesterday - like to go see his therapist - there was a time when discussing that matter came close to psychiatry (nobody has been abducted today, or no one speaks). As in France, where the subject had become taboo, forbidden, non-existent, so coming under ??


Whew, the new GEIPAN (5) has recently been established in France. Uncertainty is therefore allowed and the testimony, individually or collectively, receivable. Just as it always has been by the gendarmerie (6)! So what are these testimony ? In the years 70/80, anybody could easily testify without calling into question the individual, even if the findings resulted in a phenomenon well natural or unexplained. So was the way in various countries (Europe, USA, Latin America ...) 'flying over.'; But at that time, we took seriously the witness, respectable local farmer somewhere, conscientious citizen elsewhere. Later, it was better to be civil airline pilot, military today. I will take only one example of this issue relative to former fighter pilots who had been asked to shoot a flying object and deign testify today (because of retirement or the time limit exceeded of confidentiality ?). Each is free to go shopping to get an idea of the many testimonials, individual or collective, among the most serious ...


For me, I was really witness several times of what I would call, in his time, of unidentified phenomena:

  • The first time was when I was a kid in a summer camp during a walk in the open field; under a clear blue sky as far as the eye can see. Suddenly, a white cloud began to arise to take shape of a cigar. The reaction of the adults who supervised us were to quickly return to town and testify to the gendarmes. The city was far away, a small radio in a pocket. The information (probably Europe 1, when commercial radios were not existing) heard stated the phenomenon observed by hundreds of witnesses and thqt it was unnecessary to call the gendarmerie overwhelmed. Except that the cigar, after these first reports, ended in form of... an arrow (seen for others)! Curiously, I had not made the parallel with the movie "Close Encounters of the Third Kind" and clouds forming suddenly while going on in volutes ...

  • The second time was when I was a teenager, still on holiday in the South of France (Hyères), where I was walking during the night with four other people – including a very close, with whom I had the chance to talk about that ,any years later - in a trail to go to the café of the village. While they were talking cheerfully, I watched the stars in this beautiful sky. Until I noticed a star that varies continuously from white classic color to a vivid red-orange. After having pointed out that to the group which was in the 'Oh, how beautiful!"; I realized that this" star "... was getting bigger! At that moment I became frightened, making out, it could be a meteorite coming straight on the earth. The 'enlargement' ended, we all let out a whew of relief' until this "star" moved on our left to finish in a steady state. Much more than a flying object, something horrifying to some, intriguing to others. Our late-night has made us forget to 'testify'. But ask yourself the question of what you would do if a meteorite had hit the earth. And tell you that the monitoring of these celestial bodies is a difficult thing so many are the meteorites moving. This is even more difficult for any other phenomenon when you know the problem to rent a limited availability of a telescope to target a small portion of space.

  • The third time was during the second half of 2002, when I went by car to my house around midnight (suburb of Paris). I knew this quite clear urban road along the Seine. To see something unusual in my field of vision could be easy. I noticed a circle of white spots (about 8), very light over a small island (around Neuilly Sur Seine). I took the lights for those we can find over a sports field. Except there were not there and that the lights began to rise straight ... Then, coming up to them - they were now on my right while I was riding; side passenger window - they began to follow the other side of the river until I need to turn on the left (Asnières sur Seine). This is what they did too, giving me the impression that they rushed toward me. Then I stopped my car to get out of. I have not seen these spots of light. Were they already got over in a troubling silence? Suddenly, I heard the sound of a passing plane and I saw the 3 landing lights on, on top of me and at 50 meters up (at the most ...), on top of buildings of 4 to 6 floors. The altitude was very very confusing and one of the routes, classic for landings on the airport distant from a few tens of kilometers, was much further north (certainly not above the city) but well in the same direction (roughly east-west). I did not go see the police for many reasons but I am wondering if this appearance could be explained very rationally by the pilot.

  • A few months later, in 2002, another phenomenon ca,e to light. I had to return home after shopping in a small super-market; one hundred meters away. The weather was cloudy with strong winds and swirling, nothing to leave one's house. I look outside from the window of my kitchen (5th floor) when, suddenly, I saw a smooth shape appear; with bright gray mouse colors, no noise no!. This shape will be similar to a kind of boot with the foot (or sock) shorter compared to the height (an estimate of 3 meters or less). Hardly this phenomenon had passed away a few meters from my window, it suddenly turned to its right to another building (across from mine), without apparent difficulty and despite the swirling winds. Even more curiously, this bunch was going to meet the opposite building in the middle of its height. Again, this phenomenon razed the roof to the ground before continuing this type of road over other buildings (west, south-west). It flew over in this way distant buildings until it became a big point which still suddenly rose up into the air in a violent movement. Given the distance that separated me from that object, the speed of ascent seemed dizzying (though faster than long-haul aircraft from which which we see; mainly, the white streaks in the sky. I finally lost that tiny point high in the sky (not possible to consider a height). Clearly, this is not the behavior of a balloon (weather or otherwise) not more than a conventional shape, size and color conventional. Again, I did not testify for various reasons.

  • The last event takes place at the area; a few years later (2005; switching week to winter time). I smoked a cigarette one evening in my kitchen, while watching the night sky. My eye was then drawn on the left by a high intensity light that came not from the classical urban lighting. I have seen with the naked eye what we usually see with a telescope! It was a brilliant white star, as it is in a classic representation, but with overall common dimensions (without telescope although high and temporary shine of stars can exist). It certainly was stationary since, depending on time of night, its position changed depending on the rotation of the earth. Some time later I tried a photo without getting something clear enough without having a powerful camera. During a weekend later, when someone - a loved one - was present, this' star 'was still at the same meeting place. Then I called his attention to show him what we could see in the night sky: stars, airliners with their positioning spotlights while counting them, the lack of satellite and of the characteristic white point crossing the sky, to finish on this star. To the question of what it could be, my answer was that I did not know what it was.


There are things we can not forget because they were experienced or seen. But I tell you, it is often preferable not to be alone. Our certainties are changing. Those of our scientists also (and, sometimes, our politician ?). This is true of many programs throughout the world aimed at collecting all that is living in the oceans to identify / list organisms unknown till now, to study them later... Global warming has been there ... pushing to build a seed bank in the open Arctic, as long as there is enough cold to the image of Antarctica which is warming up already! So it is also the consolidation of space programs since 20 years to search for life elsewhere, mainly in a common ground form, but not only. Everyone has the frail hope of discovering a planet that may resemble the Earth at any time in its existence. But another form of existence could be felt.


Let the evidence and scientific research to return to our broadcast. What said, in conclusion, the scientists / researchers / journalists / writers who were there. Or at least the most interesting beyond the study in the 50/60 years of the phenomena by the military (U.S. only?):

  • A state: The appearance of phenomena is concomitant to the first nuclear tests.

  • A forecast: serious studies, rather focused on the bright side of phenomena, will be conducted with respect to scientists, the list of phenomena / testimony will be continued with respect to journalists.

  • A fundamental question: Are we ready for a possible encounter (with whom is not the first thing) ? You'll notice that the issue is not about the possibility of an encounter ... On one hand, a writer whose book (do not ask me which one because I did not have something for notes at this late hour) develop a scenario based on our History, which states that any civilization, having met a more advanced one, is absorbed or destroyed. On the other hand, a scientist took this example, with the photograph of Indians of the Amazon rainforest with drawing arrows on a helicopter they saw for the very first time. Beyond this reaction; (usually ?) natural face of the unknown - which probably reflects a lack of intellectual maturity in a good way of the term (so yes, civilizations so called developed have something other than just arrows) - the question he evokes focuses more on the fear inherent in every human being and panic psychoses it engenders. Because everyone agrees on the existence of these phenomena and that if human beings ' higher ' (by technology means) had decided to eliminate us (destroy), they did so long! His answer is clear: we are not prepared for an encounter because of this fear which could cause panic and irrational reactions, as long as people will not be prepared to accept such an idea! Do not doubt it, the unknown, even at what surrounds us more traditionally; generates fear. The movements of crowd; panic or follower, have already been studied (psychologists or others), as well as the reaction of the ostrich who does not want to see something she does not know or does not understand is a reality. More than the denial and silence, fear was one of the facts pushing officials to 'stop up' phenomena or, better than that, to make of fool of these events (in the best case). Thus, he took the example of a U.S. Senator, filmed at the time, who submitted a person disguised in gray 'human being' to ridicule the dozens of witnesses. A few years later, he admitted having been a witness but that he wishes to avoid the panic at this time ...


Our knowledge has limits which are increasingly dismissed by dint of hard discoveries and technological advances. The inexplicable of yesterday can be explained, theories as thoughts (organized or not) can evolve. But fear is always present, difficult to restrain (imagine all the words ending with phobia) and easy to channel it in a desired direction. Curiosity leqd for some while the fixed ideas will stop more than a halt, the Darwinism will face creationism for a long ti,e while disasters are changing our world (in the geological sense as the fact of history). The scientific community is torn sometimes facing new until new elements bring the big-bang of their thoughts. Mine feed on things seen; those I can not explain, those which have an explanation (poverty and wealth, intelligence and foolishness, passion and disinterest ...). Being a witness can inflame as it can become difficult to live. The best thing would it not to be a sworn journalist ?? I can already hear the questions. Why this story? Perhaps because belief has evolved. Probably because of people I barely knew asked me the question. Probably because of being witness of ' phenomena 'unidentified or caused by persons may earn somebody huge annoyances. Take a witness of murder, bribes or anything completely illegal. Take the example of those who were described as heretics or those (sometimes famous) who are engaged in the lighting of unexplained phenomena. No threats here, sometimes just the condemnation of peers, and others.



(1) The atmospheric pressure is 1 bar which must be added 1 bar every 10 meters of water ... approximately 300 bar to 300 meters..

(2) A meteorological phenomenon, under certain conditions over the mountains, enable to see a stack of forms cloud type flying saucer.

(3) Science & Vie, no 1098, March 2009.

(4) - “Paradoxe EPR : des signaux plus rapides que la lumière ?” By Laurent Sacco, Futura-Sciences, August; 2008

- “La théorie d'Einstein réfutée ? Des experts allemands détectent des particules plus rapides que la lumière,” NewKerala.com, August 2007 (http://www.alterinfo.net/La-theorie-d-Einstein-refutee-_a10817.html?print=1&PHPS)

- In a few words, not scientists, researchers found a blue light in the cooling water of nuclear plants, effect associated with photons moving faster than light, hence the term "EPR paradox".

(5) - GEIPAN : le Groupe d'Etudes et d'Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés (Group of Studies and Informations on Aerospace Phenomena) exists since 2005 and is timidly beginning to put online records from 2007 (http://www.cnes-geipan.fr/geipan/recherche.html)

- On history of GEIPAN : GEPAN at the beginning from 1977 to 1987, SEPRA after from 1988 à 2004, suspected to be a simple window-dressing

http://www.ufoevidence.org/newsite/files/GEPANSEPRA.pdf

(6) The Gendarmerie that I went one day to see for a completely different matter, asked me if I knew they were responsible for collecting the evidence of unidentified phenomena. I had good knowledge, but other concerns lighted up ...

 

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Vendredi 12 juin 2009

(Fin de la trilogie - End of trilogy)

Sur les traces des Mayas
In the footsteps of Maya



Qui pouvait croire qu'ils s'etaient reposes a Paris ?
Who could beleived they had a rest in Paris ?



Pour nous montrer le chemin de leur retraite ...
To show us the way of their retirement ...



To JC - A JC

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Le poids des photos, le choc des mots d'un photographe du dimanche sous-marin, et d'ailleurs, amateur en bouche de l'humour décalé.



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